Une vision stratégique pour la sécurité de l’eau
Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a érigé sa politique des barrages en un véritable socle de souveraineté hydrique. Cette stratégie permet aujourd’hui au Royaume de disposer d’un patrimoine hydraulique considérable, garantissant la résilience des territoires face aux défis climatiques.
D’ici la fin de l’année 2026, le pays comptera 156 grands barrages, offrant une capacité de stockage globale de 20,8 milliards de m3. Actuellement, 14 nouveaux ouvrages sont en phase de construction. Cette dynamique, portée par une vision proactive, a permis de forger une expertise nationale de pointe en ingénierie hydraulique, en études techniques et en gestion des infrastructures.
Garantir l’accès à l’eau sur tout le territoire
Les investissements réalisés, notamment la construction de 8 grands barrages entre 2021 et 2026, assurent une sécurité d’approvisionnement pour au moins deux années, tant pour l’eau potable que pour l’irrigation, sur l’ensemble du territoire national. En complément, un programme ambitieux mené par le ministère de l’Equipement et de l’Eau, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, prévoit la réalisation de 155 petits barrages d’ici 2028. Ce volet vise spécifiquement à désenclaver le milieu rural, à recharger les nappes phréatiques et à constituer des réserves stratégiques pour les générations futures.
Le mix hydrique marocain s’appuie également sur des solutions innovantes :
- Le dessalement de l’eau de mer, qui devrait couvrir 60 % des besoins en eau potable à l’horizon 2030.
- La réutilisation des eaux usées traitées.
- Le déploiement d’autoroutes de l’eau pour interconnecter les bassins versants et assurer la solidarité entre les régions.
Défis de financement et de gouvernance
La gestion de ce patrimoine, l’un des plus importants d’Afrique, nécessite un pilotage rigoureux sur le long terme. Selon l’expert international Mohammed Benahmed, la préservation de ces actifs suppose la mobilisation de ressources financières stables, via des mécanismes innovants comme les obligations vertes ou les partenariats public-privé.
De son côté, Mohamed Amrani, représentant de la FAO, souligne que la souveraineté hydrique repose sur un arbitrage équitable entre les régions. L’objectif est de concilier durabilité et productivité, afin que l’eau devienne un véritable levier de justice territoriale. Ces infrastructures modernes permettent désormais de sécuriser les grands pôles urbains tout en soutenant le développement des zones rurales.
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