11 juin 2026

Burkina Voix

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Le Mali restreint l’usage des motos puissantes pour contrer l’insécurité

Face à une dégradation préoccupante du climat sécuritaire, les autorités du Mali viennent de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre les groupes armés. Une décision officielle suspend désormais la circulation des motocyclettes dont la cylindrée est égale ou supérieure à 125 cm³ en dehors des zones urbaines denses.

Une mesure drastique contre la mobilité des groupes armés

Cette mesure stratégique vise directement le mode de déplacement de prédilection des combattants radicaux. Dans un pays confronté à une pression sécuritaire intense, la moto constitue l’outil principal de mobilité pour mener des incursions rapides. Désormais, l’interdiction ne se limite pas à la simple circulation : elle englobe également l’importation, le transit, la commercialisation et même la distribution gratuite de ces engins et de leurs pièces de rechange sur l’ensemble du territoire national.

Le nouveau cadre réglementaire précise toutefois des exceptions notables pour ne pas paralyser totalement l’activité. Le district de Bamako, ainsi que les différents chefs-lieux de région, de cercle et d’arrondissement, ne sont pas soumis à cette restriction de circulation. Cette modulation permet de maintenir une certaine vie économique au cœur des pôles administratifs tout en verrouillant les zones rurales et les axes de transit sensibles.

Pour lutter contre l'insécurité, le Mali suspend l'usage des motos de 125 cm³ et plus hors des grandes agglomérations

Un contexte de tension extrême autour de la capitale

Le Mali traverse une phase critique de son histoire sécuritaire. Cette annonce intervient après une série d’offensives coordonnées menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et les forces de la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces événements ont plongé le pays dans une vigilance de chaque instant.

Par ailleurs, la capitale subit une pression directe. Depuis plusieurs jours, un blocus entrave les principaux axes routiers menant à Bamako, compliquant l’approvisionnement et la libre circulation. En limitant la mobilité des assaillants potentiels via ces restrictions sur les grosses cylindrées, l’État espère reprendre l’initiative sur le terrain et briser l’étau qui menace les centres névralgiques du pays.