11 juin 2026

Burkina Voix

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Le Mali offre des primes colossales pour la capture des chefs terroristes

Des millions de dollars pour neutraliser les leaders du JNIM

Dans une volonté ferme de renforcer la sécurité nationale, les autorités de Bamako ont franchi une nouvelle étape ce jeudi. Le gouvernement malien a officiellement instauré un système de récompenses financières destiné à toute personne capable de fournir des renseignements cruciaux. Ces informations doivent permettre la localisation et l’arrestation d’individus impliqués dans des actes de terrorisme visant les populations civiles et les infrastructures stratégiques du Mali.

Une prime record pour la tête d’Iyad Ag Gali

Au sommet de la liste des cibles prioritaires figure Iyad Ag Gali, le dirigeant influent du groupe Nasra al-Islam wal-Muslimin. Pour sa capture ou des informations menant à sa localisation précise, l’État malien propose une somme vertigineuse de deux milliards de francs CFA, soit approximativement 3,55 millions de dollars. Cette annonce souligne l’importance capitale que revêt la neutralisation de ce chef pour la stabilité du pays.

D’autres figures de la rébellion et du terrorisme visées

Outre le leader du JNIM, plusieurs autres noms apparaissent sur cette liste de personnes recherchées. Parmi eux, El Ghabas Ag Antala, une figure de proue des mouvements séparatistes touaregs opérant dans le nord du Mali. Bien que les montants pour ces individus soient inférieurs à celui promis pour Iyad Ag Gali, ils témoignent d’une stratégie globale de décapitation des structures de commandement des groupes armés.

Cette initiative sécuritaire intervient après une série d’attaques meurtrières revendiquées par des factions liées à Al-Qaïda en avril dernier. Selon les autorités, ces assauts ont eu des conséquences tragiques, provoquant notamment le décès du ministre de la Défense et blessant plusieurs hauts responsables. Ces événements ont déclenché d’intenses affrontements dans les vastes régions désertiques septentrionales, alimentant les craintes d’une expansion territoriale des groupes radicaux.

La décision officielle a été actée à Bamako sous la signature du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Ali Mohamedine. Par cette mesure, le gouvernement espère mobiliser le renseignement humain pour contrer la menace terroriste sur l’ensemble du territoire national.