19 juillet 2026

Burkina Voix

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La petite finale France-angleterre : un choc mémorable qui a stupéfié la presse européenne

Souvent perçue comme une rencontre sans grand enjeu, la petite finale de la Coupe du Monde 2026, opposant la France à l’Angleterre, a déjoué tous les pronostics. Ce duel mémorable, achevé sur une victoire britannique 6-4 face aux Bleus, a laissé la presse internationale sidérée par son intensité dramatique.

Un véritable « thriller » : voilà l’expression la plus juste pour décrire le déroulement haletant de la petite finale de la Coupe du Monde 2026, qui a vu la France et l’Angleterre s’affronter samedi soir à Miami. La victoire éclatante des Three Lions, s’imposant 6-4, leur a valu la troisième place du Mondial, une première sur le podium depuis leur triomphe de 1966. L’ensemble de la rencontre, avec son scénario imprévisible, a profondément marqué les commentateurs sportifs.

Le Daily Mail, quant à lui, a également titré sur ce « thriller » en une de son édition dominicale, soulignant un « score digne d’un match de tennis, pas de football ». L’attention outre-Manche s’est naturellement portée sur l’exploit anglais, d’autant plus après la déception de leur élimination en demi-finale contre l’Argentine, où ils avaient pourtant mené à moins de dix minutes de la fin. Le sélectionneur Thomas Tuchel avait d’ailleurs essuyé les sifflets des supporters britanniques présents à Miami avant cette rencontre pour la troisième place.

La revanche inattendue de Tuchel

Pour le sélectionneur Thomas Tuchel, cette victoire, bien que paradoxale, a résonné comme une véritable revanche. Elle a permis de faire taire les sifflets qui avaient entaché son image avant le coup d’envoi et de balayer le torrent de critiques qui le suivait depuis l’élimination en demi-finale. Il a ainsi offert à l’Angleterre son meilleur classement en Coupe du Monde depuis le sacre de 1966, une première médaille de bronze, même si la deuxième étoile tant espérée n’a pas été décrochée. Une performance arrachée à sa manière, illustrant sa philosophie du « tout ou rien ».

Du côté français, l’attention s’est portée sur deux éléments majeurs : l’ultime match de Didier Deschamps à la tête des Bleus et une première mi-temps jugée indigne. Vincent Duluc, dans L’Équipe, a décrit des « Bleus ridicules puis légers pour finir », évoquant deux périodes « contradictoires et stupéfiantes, aussi insondables l’une que l’autre, tant dans la chute vertigineuse que dans la remontée spectaculaire ». Les observateurs peinent à analyser cette équipe de France, capable du pire comme du meilleur au cours de 90 minutes certes anthologiques, mais qui ont laissé un goût doux-amer.

Le Parisien a souligné que les Bleus quittaient la compétition après un « dernier match étourdissant », mais lestés d’une « valise de regrets ». Le quotidien a insisté sur l’aspect mental du football : « Le football est un sport où n’importe quelle équipe peut battre une autre et ne se joue pas avec les pieds mais avec la tête. » Les joueurs français, bien que présents à Miami, ville où Leo Messi maintient sa forme éclatante, semblaient avoir l’esprit ailleurs, submergés par la tristesse et l’anéantissement. L’élimination en demi-finale face à l’Espagne, lors d’une rencontre où ils n’avaient pas su se battre, avait visiblement brisé quelque chose. La reconnexion n’est arrivée que trop tard.

Le Figaro a titré sur « La honte puis la révolte », tandis que Libération a décrit une « rencontre échevelée », voire à s’en arracher les cheveux. Ouest France a, pour sa part, qualifié ce « France-Angleterre de Coupe du Monde » de « hors norme », illustrant l’incrédulité générale face au spectacle.

La prouesse amère de Kylian Mbappé

« Une troisième et une quatrième places inoubliables ! » : le quotidien madrilène Marca a souligné l’incroyable score de la rencontre, l’assimilant à un set de tennis, et a qualifié cette « finale de consolation » de « chef-d’œuvre ». « Qui a dit que ce match ne servait à rien ? La France et l’Angleterre nous ont offert sans nul doute le match le plus divertissant de la Coupe du Monde », a écrit le journal espagnol. En parallèle, plusieurs articles ont mis en lumière la performance de Kylian Mbappé, la star du Real Madrid, devenu le meilleur buteur de l’histoire de la compétition grâce à son doublé, en attendant l’éventuelle réplique de Lionel Messi lors de la finale Espagne-Argentine.

AS, l’autre grand quotidien sportif de Madrid, a également titré sur la « Prouesse amère de Mbappé », partageant l’avis général sur l’importance inattendue de ce match. « Ceux qui affirment que le match pour la troisième place de la Coupe du Monde est inutile se trompent lourdement », a-t-il déclaré. « Il a servi, par exemple, à marquer les adieux d’une équipe conçue pour tout remporter mais qui n’a finalement décroché que deux titres sur sept — l’équipe de Didier Deschamps — mais aussi à consacrer la place de Kylian Mbappé dans l’histoire pour ses réalisations individuelles plutôt que ses trophées collectifs, le propulsant ce soir au Panthéon des meilleurs buteurs de la Coupe du Monde. »

En Catalogne, la presse, notamment Sport et Mundo Deportivo, n’a pas ignoré les impressionnantes statistiques de Kylian Mbappé durant ce Mondial. Cependant, l’accent a été mis sur une « Angleterre triomphante dans la folie », célébrant sa médaille de bronze et son retour sur le podium d’une Coupe du Monde pour la première fois depuis son unique sacre en 1966.

En Allemagne, où l’aventure du Mondial s’est achevée prématurément face au Paraguay, la couverture médiatique a naturellement adopté une perspective nationale, cherchant à s’approprier la victoire anglaise. Bild a titré « Tuchel humilie Mbappé », tout en reconnaissant le nouveau record établi par le joueur français. Le journal allemand a surtout insisté sur le déroulement de la première mi-temps. Die Welt, avec plus de recul, a évoqué un « match épique » et un « festival à dix buts ». Kicker, quant à lui, a préféré une approche plus sobre, décrivant simplement une « rencontre spectaculaire ». Un euphémisme, sans aucun doute.