25 août 2026

Burkina Voix

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La Côte d’Ivoire mise sur l’investissement pour sa souveraineté alimentaire animale

La Côte d’Ivoire affiche une détermination claire : renforcer drastiquement sa production animale et halieutique locale afin de réduire sa forte dépendance aux importations. Cette stratégie survient alors que les dépenses en achats extérieurs de viandes et d’abats ont atteint un montant colossal de 782 milliards de francs CFA en 2024, comme l’a révélé Bouadi Beda Paul, le directeur des affaires financières du ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH).

Lors d’un atelier crucial qui s’est tenu à Jacqueville le mercredi 29 juillet 2026, dédié à la révision du Document de programmation pluriannuelle des dépenses et des projets annuels de performance (DPPD-PAP) pour la période 2027-2029, M. Bouadi Beda Paul a insisté sur l’importance d’une planification budgétaire rigoureuse et axée sur les résultats. Cette approche est jugée indispensable pour surmonter les défis complexes du secteur.

La Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA) 2026-2030 s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle a pour objectifs majeurs de consolider la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire et de stimuler significativement les investissements privés dans ces filières vitales.

« Dans une gestion résolument tournée vers les résultats, l’élaboration du DPPD-PAP ne constitue plus une simple option, mais bien un impératif catégorique », a affirmé Bouadi Beda Paul, soulignant l’urgence de cette démarche.

Organisé par la direction des affaires financières du MIRAH du 29 au 31 juillet, cet atelier rassemble les principaux responsables des divers services du ministère. Leur mission est d’identifier et de prioriser les besoins essentiels pour les trois prochaines années. Le document final, fruit de ces échanges intensifs, aura pour rôle de définir précisément les objectifs du ministère, les actions concrètes à entreprendre, et les indicateurs de suivi qui permettront d’évaluer l’efficacité de l’utilisation des ressources publiques.

En parallèle, le directeur des affaires financières a vivement encouragé la jeunesse ivoirienne à se tourner vers les métiers de l’élevage, de la pisciculture et de l’aquaculture. Ces domaines, selon lui, regorgent d’opportunités d’emploi prometteuses pour l’avenir du pays.