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| Portrait du nouveau président du Bénin, Romuald Wadagni. |
À l’âge de 49 ans, Romuald Wadagni a officiellement pris ses fonctions après avoir remporté l’élection présidentielle avec un score sans appel de 94 % des suffrages. Son opposant direct, Paul Hounkpe, a reconnu sa défaite, tandis que sa formation politique a choisi de s’allier à la majorité parlementaire actuelle.
La cérémonie d’investiture a réuni plus de 6 000 convives, incluant des représentants diplomatiques, des hauts fonctionnaires et des figures historiques de la politique nationale comme les anciens chefs d’État Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi. Un signal fort a été marqué par la présence d’Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre du Niger, suggérant une volonté mutuelle d’apaiser les relations diplomatiques dans la région.
Des réformes institutionnelles et sécuritaires
Sous l’égide de la Constitution révisée en 2025, le mandat présidentiel s’étend désormais sur une période de 7 ans, tout en maintenant la restriction stricte à deux mandats consécutifs. Romuald Wadagni devient ainsi le cinquième dirigeant du Bénin depuis le tournant démocratique amorcé en 1990.
Devant la présidente de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa, le nouveau chef de l’État a juré de préserver l’intégrité de la nation et de garantir la paix. « Le Bénin ne cédera ni à la peur ni à la complaisance », a-t-il affirmé, soulignant sa détermination à combattre les menaces pesant sur la sécurité et la cohésion nationale.
Défis économiques et diplomatie régionale
Le gouvernement entrant hérite d’une économie en croissance, mais doit faire face à des enjeux majeurs, notamment la persistance des inégalités sociales et l’instabilité sécuritaire dans les régions septentrionales. Un autre axe prioritaire sera le renforcement des liens avec les voisins sahéliens, tels que le Niger et le Burkina Faso.
Ancien expert au sein du cabinet international Deloitte, Romuald Wadagni n’est pas un nouveau venu dans les sphères du pouvoir. Ministre de l’Économie et des Finances dès 2016, il a été l’architecte de réformes budgétaires profondes, parvenant à contenir le déficit public autour de 3 % du PIB au cours de la dernière décennie.

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