16 juillet 2026

Burkina Voix

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Insertion professionnelle des jeunes à Tchad grâce aux métiers verts

N’Djamena mise sur l’insertion des jeunes dans les métiers verts pour booster l’emploi durable

La capitale tchadienne, N’Djamena, franchit une étape clé dans sa stratégie de lutte contre le chômage des jeunes avec le lancement d’un programme d’insertion professionnelle axé sur les métiers verts. Porté par la Mairie de N’Djamena en collaboration avec l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE), ce dispositif vise à former et intégrer 200 jeunes dans le secteur du maraîchage urbain, dans le cadre du projet PROJEV.

Formation de jeunes aux métiers verts à N'Djamena

Un projet ambitieux pour transformer le chômage en opportunités durables

La cérémonie d’inauguration de ce programme, qui s’est tenue dans l’espace Kuweïte de Farcha, a réuni les acteurs clés de ce projet. Parmi eux, Mahamat Alhafiz Idriss, responsable du guichet crédit agricole à l’ONAPE, a rappelé l’objectif central de cette initiative : former et accompagner les jeunes pour qu’ils deviennent des acteurs économiques autonomes. Les métiers verts, et notamment le maraîchage, offrent une réponse concrète aux défis du sous-emploi qui touche particulièrement la jeunesse tchadienne.

Le maire du premier arrondissement de N’Djamena, Djamal Moussa Yaya, a salué la synergie entre les institutions publiques qui a rendu possible ce projet. Pour lui, cette collaboration illustre la volonté des autorités locales de transformer les défis en solutions, en s’attaquant directement aux causes profondes du chômage des jeunes.

Les métiers verts, un levier pour l’économie et l’environnement

Nassouradine Abakar Kessou, directeur général de l’ONAPE, a mis en lumière un paradoxe tchadien : un pays riche en ressources naturelles mais confronté à un taux de chômage élevé chez les jeunes. Selon lui, l’insertion dans les métiers verts représente une opportunité unique pour concilier développement économique et préservation de l’environnement. Ces métiers, souvent sous-estimés, sont pourtant porteurs d’avenir pour une jeunesse en quête de sens et de stabilité.

Seid Adji Seid, directeur de cabinet adjoint de la mairie de N’Djamena et représentant le maire Sanoussi Hassana Abdoulaye, a détaillé le plan MIDI. Ce programme municipal s’articule autour de cinq axes majeurs :

  • le renforcement des valeurs civiques et républicaines ;
  • l’accès à une formation professionnelle de qualité ;
  • l’accompagnement à l’entrepreneuriat ;
  • le développement de l’agriculture urbaine ;
  • le soutien aux industries culturelles et créatives.
Ce plan s’inscrit dans une démarche globale visant à répondre aux attentes d’une jeunesse en quête de dignité et de perspectives.

Une nouvelle génération d’ambassadeurs écologiques

Lors de son allocution aux jeunes bénéficiaires, Seid Adji Seid a souligné une rupture symbolique : « Vous n’êtes plus des demandeurs d’emploi en attente d’une main tendue, mais les porteurs d’un changement profond pour N’Djamena. » Les métiers verts dans lesquels ils s’engagent aujourd’hui ne sont pas de simples emplois de transition, mais des métiers d’avenir qui allient performance économique, respect de l’environnement et amélioration de la qualité de vie des habitants.

À l’issue de leur formation technique, les 200 jeunes seront installés sur un terrain de dix hectares dédié au maraîchage. Ce projet pilote pourrait bien devenir un modèle pour d’autres initiatives similaires dans le pays, prouvant que l’innovation sociale et écologique peut rimer avec emploi et développement local.