Le rassemblement sportif et politique organisé ce dimanche 17 mai 2026 dans les rues de Dakar a pris une tournure inattendue. La randonnée pédestre « patriotique », placée sous le signe de « La marche vers 2029 », a été perturbée par d’importants problèmes d’organisation, entraînant le départ prématuré du Premier ministre Ousmane Sonko.

Initialement conçue pour fédérer les sympathisants, cette marche a attiré une foule immense dans la capitale sénégalaise. Cependant, cette affluence massive a rapidement engendré des complications logistiques majeures. Les difficultés de circulation et le manque de fluidité sur le parcours ont rendu la gestion de l’événement particulièrement complexe pour les organisateurs.
Face à ces débordements et à un encadrement jugé insuffisant au cœur de la marée humaine, Ousmane Sonko a été contraint d’écourter sa présence. Le chef du gouvernement n’a donc pas pu participer à l’intégralité de cette activité militante, illustrant les défis sécuritaires liés à de tels rassemblements de masse.
La réaction ferme d’Abass Fall face à l’indiscipline
L’initiateur de l’événement, le maire de Dakar Abass Fall, n’a pas caché son agacement après ces incidents. Il a vivement déploré le comportement de certains participants, pointant du doigt un manque de rigueur qui a nui à la solennité de la rencontre. Pour l’édile, ces scènes de confusion sont le résultat d’une indiscipline regrettable au sein des rangs.
Abass Fall estime que cette expérience doit impérativement servir de leçon. Il appelle à une prise de conscience collective et à un renforcement de l’encadrement pour les futures mobilisations politiques. Selon lui, la ferveur des militants doit s’accompagner d’une organisation exemplaire pour garantir la sécurité et le succès des actions de terrain.
« L’affection est accompagnée d’intelligence. Il faut être intelligent », a martelé le maire, rappelant que le soutien aux leaders ne dispense pas du respect des consignes organisationnelles.
Le défi de la mobilisation pour le Pastef
Ces événements s’inscrivent dans une dynamique de forte activité pour le Pastef, dont les appels à la mobilisation rencontrent systématiquement un large écho. Si la marche du 17 mai visait à projeter le parti vers les échéances de 2029, elle a surtout mis en lumière la nécessité d’ajuster les dispositifs d’accueil face à une base militante toujours plus nombreuse.
Plus d'histoires
Les dynamiques internes du Pastef : Sonko, Diomaye et Abass Fall au cœur des discussions
PPA-CI : la succession contrôlée de Laurent Gbagbo se dessine
Participation politique des femmes au Sénégal : un recul qui interpelle