
Le pouvoir Exécutif concentre la majorité de ces retards, avec sept postes répertoriés au sein du Palais présidentiel ou des structures sous sa tutelle.
L’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) a récemment dévoilé son répertoire provisoire, clos le 31 juillet 2026, mettant en lumière des manquements significatifs concernant l’obligation de déclaration de patrimoine au sein des plus hautes sphères de l’État sénégalais. Ce rapport révèle que neuf postes clés, directement rattachés à la présidence de la République et à l’Assemblée nationale, figurent parmi les entités n’ayant pas respecté cette exigence de transparence.
Le constat est particulièrement frappant au sein de l’Exécutif, où sept postes sont identifiés pour des retards de déclaration. Ces fonctions concernent aussi bien le Palais présidentiel que diverses agences et commissions placées sous son contrôle direct. Au niveau du Cabinet présidentiel et des responsabilités ministérielles immédiates, les personnalités suivantes sont concernées : le représentant personnel du chef de l’État auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), l’Envoyé spécial du président de la République, ainsi que le directeur du Service du protocole présidentiel. À cette liste s’ajoutent des rôles de gestion administrative et financière au sein d’organismes stratégiques et d’autorités de régulation liés à la Présidence : le Directeur administratif et financier de la Commission de protection des données personnelles (Cdp), le responsable administratif et financier du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn-Itie), la directrice des services d’appui et des finances de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), et enfin, le Directeur général adjoint de l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix-Sa), relevant du secteur parapublic.
Du côté du pouvoir Législatif, l’Ofnac a également pointé du doigt deux situations préoccupantes impliquant de hautes responsabilités au sein du Bureau de l’Assemblée nationale. Il s’agit de la huitième vice-présidente de l’institution, ainsi que de l’ancien troisième vice-président de l’Assemblée nationale, en référence à son mandat passé. Pour ce dernier cas, l’organe de contrôle précise qu’aucune déclaration n’a été déposée durant toute la période où il était assujetti à cette obligation, malgré la fin de ses fonctions actuelles.
Malgré ces manquements, l’Ofnac tient à souligner une conformité exemplaire au plus haut niveau du gouvernement. L’ensemble des membres du gouvernement en exercice a scrupuleusement respecté l’obligation de déclaration de patrimoine. Aucun ministre n’a omis de déposer sa déclaration dans les délais réglementaires ou avant de quitter ses fonctions, la mention « Néant » étant spécifiée dans cette section du rapport.
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