30 août 2026

Burkina Voix

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Crise politique au Sénégal : le ministre diouf accuse sonko de double jeu

Crise politique au Sénégal : le ministre Diouf accuse Sonko de double jeu

crise politique au Sénégal : le ministre Diouf accuse Sonko de double jeu

Le ministre du Pétrole Abdourahmane Diouf étrille une nouvelle fois le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, l’accusant de « manipulation des croyances populaires » et de « stratégie politique à double vitesse » après sa tournée dans les cités religieuses.

Une proposition parlementaire jugée « anti-sociale »

Les tensions s’enveniment autour de la réforme des crédits spéciaux au Sénégal. Le Dr Abdourahmane Diouf, également superviseur général adjoint de la coalition KIIRAAY / Les Patriotes Républicains, dénonce avec virulence le texte porté par Ousmane Sonko et la majorité parlementaire. Selon lui, la proposition de loi limite drastiquement l’utilisation de ces fonds aux seuls domaines de la défense, sécurité et renseignement, excluant « explicitement » toute dépense à caractère social ou religieux.

« Les articles 2 et 5 de ce texte sont clairs : plus de solidarité, plus d’aide aux couches vulnérables, plus de soutien aux foyers religieux. C’est une logique anti-sociétale et anti-religieuse », assène-t-il. Le ministre fustige un « manque flagrant de cohérence » entre les discours tenus auprès des guides spirituels et les mesures concrètes proposées au Parlement.

La réponse de l’Exécutif saluée par Diouf

À l’opposé, le Dr Abdourahmane Diouf salue les amendements introduits par l’Exécutif, qui réintègrent des éléments de solidarité et de préservation de l’ordre social. « Là où les députés excluent, le gouvernement inclut. Là où l’Assemblée nationale tourne le dos aux valeurs d’entraide, l’Exécutif les réaffirme », déclare-t-il avec insistance.

Il reproche par ailleurs à Ousmane Sonko d’avoir lui-même bénéficié largement de fonds politiques lors de son passage à la Primature, l’invitant à assumer ses propres contradictions : « Vous avez distribué des fonds politiques sans restriction, pourquoi refuser aujourd’hui toute aide aux Sénégalais les plus fragiles ? La République doit être une et indivisible, pas une République à deux vitesses ! »