L’ambiance était chargée d’une émotion indescriptible ce dimanche dans les travées de l’Etihad Stadium. À l’occasion de la réception d’Aston Villa pour la 38e journée de Premier League, Pep Guardiola a dirigé son 593e et ultime match sur le banc de Manchester City. Une page monumentale de l’histoire du football anglais se tourne, dix ans après l’arrivée du technicien catalan qui a métamorphosé le club et le championnat.

Avant même le coup d’envoi, les supporters ont manifesté leur gratitude à travers trois tifos spectaculaires honorant le coach et deux piliers de l’effectif également sur le départ. Signe du respect immense qu’il inspire à ses pairs, Unai Emery a tenu à lui remettre un présent lors de la traditionnelle poignée de main, marquant ainsi la fin de cette épopée britannique.
Antoine Semenyo, le buteur de l’au revoir
Malgré l’enjeu émotionnel, Pep Guardiola est resté fidèle à lui-même : un bloc de concentration. Il n’a d’ailleurs laissé paraître aucune joie lorsque Antoine Semenyo a ouvert le score à la 23e minute. Sur un corner botté par Tijjani Reijnders et dévié par Andres Garcia, Semenyo a trouvé le chemin des filets d’une reprise de volée impeccable (1-0).
C’est au moment des adieux individuels que la carapace du manager a fini par se briser. Les larmes ont coulé lors de la sortie de Bernardo Silva à la 59e minute. Avec 460 apparitions sous ses ordres, le Portugais est le joueur que le Catalan a le plus dirigé dans sa carrière. Quelques instants plus tard, à la 78e, c’était au tour de John Stones de quitter la pelouse sous une ovation debout et une haie d’honneur formée par l’ensemble des acteurs du match.
Une fin de match difficile pour John Stones
Pour sa dernière apparition sous le maillot des Sky Blues, le défenseur central anglais a connu une soirée plus complexe sur le plan sportif. Il a été impliqué sur les deux réalisations d’Ollie Watkins qui ont permis à Aston Villa de renverser la vapeur. Stones a d’abord dévié involontairement le cuir vers le buteur adverse sur corner (1-1, 47e), avant de se faire surprendre par un crochet dévastateur de Watkins, concluant d’une frappe croisée (1-2, 61e).
Cette défaite (1-2) reste toutefois anecdotique. Privés de plusieurs cadres laissés au repos, comme Erling Haaland, Rodri ou Gianluigi Donnarumma, les Citizens ont manqué de second souffle après la pause. Assuré de terminer à la deuxième place du classement, Manchester City retiendra surtout la fin d’une ère dorée, célébrée par 55 000 spectateurs venus saluer une dernière fois leur mentor.
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