Les représentants du peuple au Bénin ont approuvé à l’unanimité, ce vendredi 19 juin 2026, la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Le vote a eu lieu en séance plénière, avec l’ensemble des députés présents ou représentés.
Ce texte permet au gouvernement d’opérer des réajustements budgétaires en cours d’année. Il répond notamment à la récente réorganisation de l’appareil gouvernemental et aux nouvelles priorités fixées par l’exécutif.
Selon le rapport de la Commission des finances, présenté par son président Gérard Gbénonchi, cette révision vise principalement à adapter les dotations aux ministères récemment créés ou restructurés. L’objectif est de leur fournir les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions.
La loi adoptée modifie certaines prévisions sans altérer les grands équilibres financiers prévus pour 2026. Les ajustements portent essentiellement sur une réaffectation des crédits afin de refléter la nouvelle architecture gouvernementale.
La Commission des finances souligne que cette redistribution vise à renforcer l’efficacité de l’action administrative et la coordination des politiques publiques. Elle garantit également la continuité de l’action de l’État dans les secteurs prioritaires.
Le texte maintient l’accent sur les dépenses sociales, les mesures de soutien au pouvoir d’achat, l’agriculture, l’emploi et les investissements publics à fort impact économique et social.
Croissance maintenue à 7,5 %
Sur le plan macroéconomique, les prévisions de croissance restent fixées à 7,5 %. Le déficit budgétaire est arrêté à 3,1 % du produit intérieur brut, un niveau proche du plafond communautaire de 3 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
La loi introduit également des mesures de modernisation de l’administration fiscale. Elles portent sur la dématérialisation des procédures de contrôle, l’amélioration du suivi des contribuables et l’adaptation de certaines règles aux évolutions de l’économie numérique.
Le texte prend aussi en compte les activités réalisées par des opérateurs non-résidents ainsi que les revenus issus des plateformes numériques. Ces dispositions visent à élargir l’assiette fiscale et à accroître la mobilisation des ressources intérieures.
Après son adoption par le Parlement, la loi de finances rectificative 2026 entre désormais dans sa phase de mise en œuvre par le gouvernement et les administrations concernées.
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