17 juin 2026

Burkina Voix

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Atelier à N’Djamena : vers une gestion renforcée des eaux souterraines au Tchad

Un atelier national de trois jours consacré à l’amélioration de la gouvernance des eaux souterraines a débuté ce 16 juin 2026 à N’Djamena. Une cinquantaine d’acteurs, représentant des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, la société civile et des groupes d’usagers, participent à cette rencontre. L’objectif est de concevoir un plan d’action consensuel et multipartite pour une gestion plus durable des eaux souterraines, en tenant compte des risques liés à leur quantité et à leur qualité.

Les eaux souterraines sont essentielles pour la sécurité hydrique du Tchad : elles approvisionnent en eau potable, soutiennent l’irrigation et les systèmes pastoraux, et contribuent au développement urbain, particulièrement dans les régions confrontées au stress climatique et à la rareté des eaux de surface. Dans ce contexte, l’atelier vise à élaborer un plan d’action partagé par tous les acteurs pour renforcer la gouvernance de ces ressources et répondre aux risques prioritaires.

Lors de l’ouverture, Natascha Paddison, représentante de l’UNICEF, a souligné que cet atelier rappelle notre devoir collectif de garantir à chaque enfant un accès équitable aux services essentiels, notamment l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Elle a insisté sur le fait que derrière chaque décision technique relative aux eaux souterraines se trouve une réalité humaine : la santé, l’éducation, le développement du capital humain et la dignité en dépendent directement.

Elle a exhorté les participants à partager leurs connaissances, confronter leurs expériences, identifier les risques prioritaires et construire ensemble des solutions concrètes. Selon elle, les eaux souterraines doivent être une assurance pour la santé, un levier de développement, et non une source de conflits, tout en préservant les intérêts des générations futures.

La représentante de l’UNICEF a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le gouvernement tchadien et tous les partenaires dans ce processus. Elle a également remercié le Royaume-Uni, à travers son ministère des Affaires étrangères, pour son appui financier qui a permis d’organiser cet atelier.

Fatimé Hassan, directrice générale des Ressources en eau, a précisé que l’objectif de cette rencontre est d’élaborer un plan d’action concerté pour améliorer la gouvernance des eaux souterraines au Tchad. Les travaux permettront d’établir une compréhension commune de la situation, d’identifier les principaux enjeux de gouvernance et de définir les activités nécessaires à la mise en œuvre des actions retenues. Les résultats seront consignés dans un rapport détaillant les points de discussion ainsi qu’une note d’orientation technique intégrant les conclusions de l’évaluation exploratoire nationale 2026 sur les risques liés aux eaux souterraines.

L’atelier réunit environ cinquante participants : autorités nationales de l’eau, ministères sectoriels, organisations régionales, partenaires techniques et financiers, agences des Nations unies, ONG, secteur privé, groupes d’usagers et experts académiques. Les échanges devront aboutir à des recommandations concrètes pour une gestion plus efficace, inclusive et durable des eaux souterraines au Tchad.