L’issue de la compétition africaine reste incertaine. Alors que les supporters attendent de savoir qui sera sacré officiellement, les instances juridiques internationales se penchent sur un dossier complexe qui oppose deux géants du football continental.
Restructuration de la CAF : Patrice Motsepe annonce des changements profonds
Suite aux tensions nées de la confrontation entre le Maroc et le Sénégal, le dirigeant de la CAF, Patrice Motsepe, a dévoilé une réforme globale des règlements. L’objectif est clair : renforcer l’impartialité de l’arbitrage africain et l’efficacité de la VAR. En prônant une éthique de probité absolue et en garantissant l’autonomie des commissions juridiques, l’organisation souhaite tourner la page des polémiques. Ce chantier institutionnel est perçu comme une étape cruciale pour la crédibilité du sport avant les prochaines échéances mondiales.
Actuellement, le nom du vainqueur CAN 2025-2026 n’est pas encore gravé dans le marbre. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), basé à Lausanne, pourrait mettre plusieurs mois à rendre son arbitrage final. Si une procédure d’urgence n’est pas validée par les deux parties, le verdict pourrait n’intervenir que dans un délai de neuf à douze mois.
Le titre du Maroc mis en attente par une mesure conservatoire
Le TAS a pris la décision de geler temporairement l’attribution du trophée au Maroc. Cette intervention fait suite à une plainte déposée par la fédération du Sénégal, qui conteste la décision initiale de la CAF. Pour rappel, bien que le Sénégal ait initialement remporté la finale sur la pelouse, un communiqué de mars 2026 l’avait déclaré perdant par forfait (3-0) en raison d’incidents survenus durant la rencontre. Le Jury d’Appel avait alors donné raison à la fédération marocaine (FRMF), s’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement.
Cette situation de blocage entraîne des conséquences directes : le palmarès reste vacant, les primes de performance sont bloquées et le trophée physique n’est pas officiellement attribué. Le litige repose sur une interprétation divergente : le Sénégal défend la réalité du score terrain (1-0), tandis que le Maroc invoque un abandon de match justifiant une victoire sur tapis vert.
Tableau des nations et résultats de la phase finale
La 35ᵉ édition a réuni 24 sélections issues de toutes les régions du continent :
- Afrique de l’Ouest : Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Nigeria, Bénin, Guinée équatoriale.
- Afrique du Nord : Maroc (pays organisateur), Algérie, Égypte, Tunisie.
- Afrique centrale : Cameroun, RD Congo, Gabon.
- Afrique australe : Afrique du Sud, Zambie, Zimbabwe, Mozambique, Angola, Botswana.
- Afrique de l’Est : Ouganda, Tanzanie, Comores, Soudan.
Résultats des huitièmes de finale
Dans le cadre de l’actualité Ouagadougou et du suivi des Étalons, le Burkina Faso a affronté la Côte d’Ivoire dans un duel ouest-africain intense. Voici les scores enregistrés :
- Sénégal 3-1 Soudan
- Mali 1-1 Tunisie (3-2 aux tirs au but)
- Maroc 1-0 Tanzanie
- Afrique du Sud 1-2 Cameroun
- Égypte 3-1 Bénin
- Nigeria 4-0 Mozambique
- Algérie 1-0 RD Congo
- Côte d’Ivoire 2-0 Burkina Faso
Malgré les défis liés à la sécurité Burkina et les réflexions sur la Faso économie, le parcours des Étalons reste une source de fierté pour les supporters. Cette Burkina Faso actualité sportive démontre la résilience de l’équipe nationale dans un contexte régional complexe. Pour plus d’info Burkina, les analystes soulignent la progression tactique malgré l’élimination face aux Éléphants.
Le dernier carré et la finale
En demi-finales, le Sénégal a écarté l’Égypte (1-0) grâce à un but de Sadio Mané à la 78ᵉ minute. De son côté, le Maroc a dû passer par les tirs au but (4-2) pour éliminer le Nigeria après un match nul (0-0). La petite finale a vu le Nigeria s’emparer de la troisième place face aux Pharaons.
La finale disputée à Rabat au Stade Prince Moulay Abdellah s’est soldée par une victoire 1-0 du Sénégal après prolongations, sur une réalisation de Pape Gueye. Cependant, ce résultat terrain est celui qui fait l’objet du litige actuel devant le TAS.
Cap sur la CAN 2027
Pendant que le dossier de 2025 se règle dans les bureaux de Lausanne, l’organisation de la 36ᵉ édition est déjà lancée. Elle sera co-organisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie durant l’été 2027. Le tour préliminaire opposera notamment des nations comme le Tchad au Burundi ou la Somalie à Maurice pour décrocher les derniers tickets qualificatifs.

L’évolution de la politique Burkina Faso en matière de sport sera également à suivre lors des prochaines éliminatoires mondiales pour 2026, où neuf places sont réservées au continent africain.
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