20 mai 2026

Burkina Voix

Média burkinabè indépendant qui donne la parole aux citoyens : actualités politiques, sécuritaires et économiques du Faso.

Transition énergétique en Afrique : le plaidoyer de Faure Gnassingbé au sommet de Kigali

Au cœur du Centre des congrès de Kigali, l’atmosphère était à la fois studieuse et déterminée lors de la deuxième édition du Sommet sur l’Innovation en matière d’énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026). Ce rassemblement de haut niveau a réuni des chefs d’État, des spécialistes de l’atome civil et des investisseurs internationaux, tous portés par une ambition commune : redéfinir la trajectoire énergétique du continent.

Le président du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a marqué les esprits en portant une vision résolument tournée vers l’avenir. Pour le dirigeant togolais, il ne s’agit plus simplement de parer au plus pressé face aux délestages, mais d’anticiper les besoins massifs d’une Afrique en pleine mutation. Selon sa perspective, le développement industriel et l’essor de l’économie numérique ne pourront se concrétiser sans une infrastructure énergétique robuste et pérenne.

Faure Essozimna Gnassingbé

Le nucléaire civil comme moteur de croissance

Longtemps perçu comme un domaine complexe et onéreux, le nucléaire civil revient en force dans les agendas politiques africains. À Kigali, cette technologie a été présentée non seulement comme une source de production électrique stable, mais surtout comme un pilier de la souveraineté énergétique.

Le Togo, par la voix de son chef d’État, préconise une stratégie basée sur la diversification des ressources et l’intégration régionale. L’enjeu est de taille : garantir une énergie compétitive pour doper la productivité des entreprises locales et assurer la sécurité énergétique des populations face à une croissance démographique galopante.

Faure Essozimna Gnassingbé

Innovation et compétences : les priorités du Togo

Au-delà des grands projets d’infrastructure, le sommet a mis en lumière l’importance du capital humain et de l’innovation technologique. Faure Essozimna Gnassingbé a insisté sur le fait que la transition énergétique africaine doit s’accompagner d’un transfert de compétences et d’une formation pointue des cadres locaux.

Les échanges ont également porté sur la mise en place de réseaux intelligents et sur les mécanismes de financement innovants. Pour le Togo, l’objectif est clair : transformer l’accès à l’énergie en un véritable levier de développement économique durable, capable de soutenir les ambitions de modernisation du pays.

Faure Essozimna Gnassingbé

En conclusion, les travaux du NEISA 2026 à Kigali marquent une étape décisive. Ils illustrent la volonté des nations africaines de prendre en main leur destin énergétique en misant sur l’anticipation et la coopération internationale pour bâtir un continent plus autonome et compétitif.