20 mai 2026

Burkina Voix

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Transition énergétique au Sénégal : les enjeux écologiques au cœur des débats à Dakar

La capitale sénégalaise est devenue, ce mardi 19 mai, le point de ralliement des acteurs de la durabilité. L’ouverture de la quatrième édition de l’Université de l’environnement et de l’énergie a rassemblé un panel diversifié composé de chercheurs, d’experts, de représentants de la société civile et de partenaires techniques à Dakar.

Prévue sur deux jours, cette rencontre stratégique vise à approfondir la réflexion sur la trajectoire écologique du Sénégal. Les échanges s’inscrivent dans une période charnière, marquée par les pressions climatiques croissantes et le démarrage de l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz dans le pays.

Un dialogue pour un développement durable et inclusif

La session inaugurale a été dirigée par le Dr Elhadji Ndiaye, agissant au nom du ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines. Des institutions clés telles que l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) ont pris part aux discussions aux côtés de plusieurs organisations non gouvernementales.

Lors de son intervention, le Dr Elhadji Ndiaye a mis en avant l’importance de cet espace de concertation. Selon lui, les problématiques liées à l’énergie et à l’environnement ne sont plus des sujets isolés, mais constituent désormais le socle des ambitions économiques et sociales du pays. Il a rappelé que l’accès à l’énergie demeure un levier indispensable pour stimuler l’innovation, créer des emplois et améliorer durablement le quotidien des populations.

Concilier ressources fossiles et engagements climatiques

De son côté, Mamadou Barry, coordonnateur de l’événement et président d’Action Solidarité Internationale, a tiré la sonnette d’alarme sur l’urgence climatique. Il a souligné que le Sénégal subit de plein fouet les inondations, l’érosion côtière et la baisse des rendements agricoles. Face à ces menaces, il appelle à une transformation profonde des modèles de développement.

Pour le coordonnateur, l’entrée du pays dans l’ère de la production d’hydrocarbures ne doit en aucun cas freiner l’essor des énergies vertes. L’objectif est de bâtir un système souverain et résilient, capable de respecter les engagements internationaux en matière de climat. Mamadou Barry a également plaidé pour que les communautés locales, premières victimes des dérèglements environnementaux, soient davantage impliquées dans la définition des politiques publiques.