À l’approche de l’inauguration officielle du Sénat béninois, le professeur Théodore Holo a clairement exposé la manière dont il envisage son rôle au sein de cette nouvelle chambre haute. Cet ancien président de la Cour constitutionnelle aspire à œuvrer pour la paix, l’unité nationale, la stabilité politique et l’approfondissement de la démocratie au Bénin.

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Désigné membre de droit de cette institution, en vertu de son parcours d’ancien président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo a partagé ses premières orientations concernant son mandat. Le futur Sénat béninois, dont l’entrée en fonction est imminente, se profile comme une pièce maîtresse du paysage institutionnel.
Lors de son intervention télévisée le 10 juillet 2026, le constitutionnaliste a souligné l’importance d’aborder l’installation du Sénat avec discernement, en mettant l’accent sur la préservation de la cohésion nationale. « J’irai et je travaillerai en tenant compte de ma vision des choses », a-t-il affirmé, exprimant l’espoir que son apport contribuera à maintenir « la paix, l’unité sociale, la stabilité politique, l’unité du pays, le développement ».
La nouvelle chambre haute, fruit de la révision constitutionnelle de novembre 2025, sera officiellement installée le 30 juillet 2026 à Porto-Novo. Les premiers sénateurs ont été nommés lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026. Sa composition inclut des membres de droit, tels que d’anciens présidents de la République et d’anciens présidents de la Cour constitutionnelle, ainsi que des personnalités désignées par le Président de la République et par l’Assemblée nationale.
Promouvoir l’unité et la stabilité au Bénin
Théodore Holo a rappelé les doutes souvent exprimés lors de la création de nouvelles institutions, évoquant l’exemple de la Conférence nationale. « Quand je suis allé à la Conférence nationale, il y avait des partis politiques qui ont pensé que cela ne servirait à rien. Nous avons vu les résultats que cela a donnés », a-t-il souligné, illustrant le potentiel positif, même face aux scepticismes initiaux.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle ne dépeint pas le Sénat comme une institution exempte de failles. Il admet que « tout ne peut pas être rose », tout en reconnaissant l’existence de « choses positives dans les dispositions du Sénat ». Cette approche nuancée témoigne de sa volonté de participer activement, sans ignorer les questions légitimes que cette nouvelle structure peut soulever dans l’opinion publique.
Face aux éventuelles divergences politiques, Théodore Holo a martelé la nécessité de ne jamais perdre de vue l’intérêt supérieur du Bénin. « Que nous soyons divergents sur des questions, nous n’avons qu’une seule priorité, nous n’avons qu’une seule patrie, nous n’allons pas la détruire », a-t-il insisté avec ferveur.
Pour lui, le Sénat est appelé à jouer un rôle stabilisateur fondamental au sein de l’architecture institutionnelle béninoise. Sa mission, telle qu’il la perçoit, dépasse le simple examen législatif pour englober la préservation des équilibres politiques, sociaux et territoriaux du pays.
Théodore Holo a également exprimé sa détermination à adapter son engagement aux dynamiques politiques contemporaines. « Le monde évolue, et moi aussi je dois pouvoir évoluer et apporter ma contribution à l’approfondissement de la démocratie », a-t-il déclaré, réaffirmant son désir de contribuer activement au progrès démocratique du Bénin.
L’installation du Sénat, prévue pour le 30 juillet 2026, marquera une étape décisive dans l’instauration d’un Parlement bicaméral au Bénin. Elle ouvrira une nouvelle ère institutionnelle, où les personnalités désignées seront attendues sur leur capacité à incarner concrètement le rôle essentiel de cette chambre haute.
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