Le Comité national économique et financier (CNEF) du Tchad a organisé, le 21 juillet 2026 à N’Djamena, sa deuxième réunion ordinaire sous la direction du ministre d’État Tahir Hamid Nguilin, également président du Comité.
Cette séance a réuni plusieurs hautes autorités : le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Mathieu, le ministre délégué Saleh Bourma Ali, ainsi que Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), et l’ensemble des membres statutaires du CNEF.
Lors de cette rencontre, les participants ont analysé la conjoncture macroéconomique mondiale, régionale et nationale, tout en étudiant les prévisions économiques pour 2026 et les perspectives à moyen terme. Les analyses ont été présentées par Idriss Ahmed Idriss, secrétaire général du CNEF et directeur national de la BEAC.
Un environnement international toujours instable
Le rapport final souligne une économie mondiale fragilisée par les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et l’intensification des politiques protectionnistes à l’échelle mondiale.
Malgré ce contexte difficile, les pays de la CEMAC affichent une résilience remarquable. Les économies de la région maintiennent une inflation maîtrisée, des finances publiques améliorées et une consolidation de leurs réserves de change.
Une progression du PIB tchadien à 5,3 % en 2026
Le CNEF anticipe une croissance du PIB réel de 5,3 % pour 2026, contre 5,1 % en 2025. Cette dynamique repose principalement sur le dynamisme du secteur non pétrolier, malgré un léger recul attendu dans l’industrie extractive.
Autre point positif : la décélération continue des tensions inflationnistes. Le taux d’inflation devrait chuter à 0,5 % en 2026, contre 2,6 % en 2025, signe d’une meilleure stabilité des prix dans le pays.
Renforcement des indicateurs monétaires et bancaires
Les membres du Comité ont salué l’augmentation des avoirs extérieurs nets à fin mars 2026, couplée à une progression de la masse monétaire et à un niveau de couverture des importations jugé suffisant.
Le secteur bancaire tchadien et les institutions financières non bancaires ont également enregistré des résultats prometteurs. Le bilan global des banques a progressé de 4,9 % en glissement annuel à fin mars 2026.
Finances publiques et inclusion financière au cœur des discussions
Sur le plan budgétaire, le CNEF a validé les résultats de l’exécution financière à fin juin 2026. Plusieurs dossiers ont été passés en revue, dont l’étude du Taux effectif global (TEG) au premier trimestre 2026, les audits menés dans les établissements bancaires ainsi que le suivi de l’ouverture de comptes par la Banque centrale dans les zones intérieures du pays.
À l’issue de cette session, le Comité a réitéré sa détermination à surveiller activement les indicateurs économiques et financiers pour garantir la stabilité macroéconomique et stimuler la croissance du Tchad.
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