25 août 2026

Burkina Voix

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Sonko critique le décret électoral : une comparaison polémique

Un décret controversé face aux limogeages politiques

Le leader du mouvement des Patriotes a vivement interpellé le chef de l’État au sujet de la publication du décret fixant la date des élections locales. Ousmane Sonko a souligné que le président dispose des mêmes prérogatives pour signer un décret de convocation du corps électoral que pour démettre des hauts fonctionnaires. « Lancer un décret pour écarter Fadilou Keïta ou Waly Diouf Bodiang relève de ses pouvoirs, comme le ferait n’importe quel responsable. Mais pourquoi ne pas appliquer cette même logique pour organiser le scrutin ? Ce sont des actes administratifs tout aussi simples », a-t-il lancé, faisant référence aux récentes nominations au Port autonome de Dakar et à la Caisse des dépôts et consignations.

Ces propos interviennent alors que le départ de Waly Diouf Bodiang, remplacé par Doune Pathé Mbengue, et les incertitudes entourant le poste de Fadilou Keïta alimentent les débats politiques. Ce dernier avait pourtant réaffirmé sa volonté de conserver son poste malgré les pressions.

Un appel à l’action immédiate pour éviter un blocage institutionnel

Lors d’un meeting marqué par une forte affluence à Tivaouane, dans le Ndiambour, Sonko a réitéré son refus catégorique d’un report des élections locales. Depuis le début de sa tournée de distribution des cartes électorales fin juillet, il martèle ce message avec insistance. Les observateurs, comme l’expert électoral Djibril Gningue, estiment que le temps presse : le président ne dispose plus que de quelques jours pour publier le décret avant que le calendrier électoral ne devienne juridiquement impossible à respecter.

Des tensions persistantes entre les pouvoirs exécutif et législatif

L’appel direct du président de l’Assemblée nationale au chef de l’État reflète la persistance des frictions entre les deux institutions. À ce stade, aucun texte officiel n’a encore été adopté pour convoquer les électeurs, ce qui aggrave les tensions dans un contexte déjà tendu. Les débats sur la gestion du processus électoral s’intensifient, tandis que les acteurs politiques multiplient les prises de position.