28 avril 2026

Sénégal Maroc : polémique autour de la finale can 2025 et des supporters sénégalais

Sénégal-Maroc : une finale de la CAN 2025 qui divise toujours

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 entre le Sénégal et le Maroc reste au cœur d’une polémique persistante. Après la décision controversée du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), qui a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0) le 17 mars, malgré la victoire sénégalaise sur le terrain (1-0), la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Parallèlement, une autre affaire judiciaire agite le pays. Dix-huit supporters sénégalais, accusés de hooliganisme à la suite des incidents survenus lors de la finale du 18 janvier, ont vu leur cas examiné en appel à Rabat. Condamnés en première instance le 19 février à des peines comprises entre trois mois et un an de prison, ils attendent désormais une décision définitive.

Lors de l’audience, les prévenus condamnés à trois mois de réclusion pourraient être libérés dès ce samedi. Cependant, le parquet a demandé un durcissement des sanctions, envisageant jusqu’à deux ans de prison. Les supporters sont poursuivis pour violences envers les forces de l’ordre, invasion de terrain et jets de projectiles, selon les éléments évoqués.

Des versions contradictoires sur les incidents

La défense des supporters a présenté une version différente des faits. Selon eux, leur descente sur la pelouse serait due à un mouvement de foule ou à une tentative d’échapper à des jets de projectiles et des crachats, et non à une contestation arbitrale. « Il y a eu des erreurs, les personnes impliquées dans ces incidents se trouvent au Sénégal et ne sont pas présentes ici », a déclaré l’un de leurs avocats, Patrick Kabou, à l’AFP.

Une bataille procédurale a marqué l’audience. La défense a demandé la diffusion des vidéos des incidents pour identifier formellement les prévenus, une requête rejetée par le parquet au motif du flagrant délit. « Le monde entier a vu ces images désolantes en direct », a justifié le parquet.