Arnaque à l’emploi : un vaste réseau de traite humaine démantelé au Cameroun
Ces escrocs séduisaient des jeunes Camerounais avec des promesses d’emplois lucratifs à l’étranger, avant de les entraîner dans un piège bien plus sombre.
Derrière des façades d’entreprises de marketing multiniveau, ces malfaiteurs attiraient des victimes potentielles vers un destin bien plus cruel. Leur arrestation récente à Yaoundé marque une étape décisive dans la lutte contre ces pratiques odieuses.
La Gendarmerie nationale camerounaise a présenté treize suspects impliqués dans un réseau de traite humaine et de recrutement frauduleux lors d’une conférence de presse tenue le 22 juin 2026 au siège de l’institution. Selon les révélations du directeur adjoint de la coordination centrale de la Gendarmerie, Atangana Fiacre Kisito, ces individus opéraient sous des enseignes telles que QNET, IGNITE et UNIMEC.
Leur cible ? Des étudiants sans expérience, des jeunes chômeurs et des demandeurs d’emploi en quête de perspectives à l’international. Leur méthode ? Des promesses enjôleuses d’emplois bien rémunérés à l’étranger, suivies d’un piège implacable. Deux des principaux instigateurs, présumés en fuite au Congo et en République centrafricaine, échappent pour l’instant à la justice, tandis que les investigations se poursuivent dans plusieurs localités du Cameroun.
Cette opération s’inscrit dans la lutte contre les réseaux criminels exploitant la vulnérabilité des populations en quête d’une vie meilleure. Les autorités appellent les citoyens à la vigilance face à ces offres trop belles pour être vraies.
Arnaque à l’emploi, Cameroun, Gendarmerie nationale, recrutement frauduleux, traite humaine
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