Les accords signés à Washington, Doha et Montreux avaient suscité beaucoup d’espoir dans la quête de paix en RDC. Pourtant, un récent rapport du Groupe d’experts des Nations unies en dresse un constat sévère : les résultats obtenus demeurent « limités ».
Concernant le retrait des troupes rwandaises (RDF) et des combattants de l’AFC/M23, les experts notent qu’il ne s’est agi que de simples « repositionnements tactiques » de 15 à 20 kilomètres. Bien plus, jusqu’en avril 2026, Kinshasa a continué d’enregistrer l’arrivée de renforts rwandais, incluant des systèmes antiaériens. Aucun retrait significatif n’a été observé dans les semaines ultérieures.
La RDC n’est pas exempte de critiques dans cet échec. Le rapport souligne que le gouvernement congolais n’a pas tenu son engagement de neutraliser les FDLR, ces rebelles qui combattent toujours aux côtés des FARDC.
Enfin, des dissensions internes fragilisent l’AFC/M23. Si Corneille Nangaa et Joseph Kabila ambitionnaient de prendre le pouvoir à Kinshasa, la majorité des chefs militaires du M23 refusent toute opération au-delà du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce fossé entre ambitions politiques et réalités du terrain affaiblit la cohésion du mouvement.
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