16 juillet 2026

Burkina Voix

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Plainte contre Ousmane Sonko pour propos sur Touba : un collectif saisit la justice

Une procédure judiciaire est engagée après les déclarations controversées attribuées à Ousmane Sonko concernant une prétendue entrée d’« argent sale » dans la ville sainte de Touba. Le Collectif des petits-fils de Serigne Touba a officiellement saisi le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour obtenir l’ouverture d’une enquête.

Le document, transmis le 14 juillet 2026, porte le cachet d’arrivée du parquet en date du 15 juillet, attestant de son enregistrement officiel. Signé par Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso, ce recours vise à faire la lumière sur les propos tenus lors de l’inauguration du siège du parti PASTEF. Les plaignants estiment que ces affirmations portent atteinte à l’honneur et à la réputation de Touba, ainsi qu’à la dignité de ses habitants.

Des déclarations jugées diffamatoires pour la cité religieuse

Selon les signataires de la plainte, Ousmane Sonko aurait affirmé que « de l’argent sale est entré dans la ville sainte de Touba ». Ils considèrent que ces propos, s’ils sont avérés, discréditent la cité fondée par Cheikh Ahmadou Bamba, symbole de foi, de probité et de conformité aux enseignements islamiques. Pour eux, ces déclarations jettent un doute injustifié sur l’intégrité morale et spirituelle de la ville.

Une demande d’audition et d’enquête approfondie

Les requérants sollicitent du procureur qu’il ordonne sans délai une enquête afin de déterminer la véracité et la portée exacte des propos incriminés. Ils réclament également l’audition d’Ousmane Sonko pour qu’il précise ses déclarations et apporte des éléments tangibles à l’appui de ses affirmations. Le Collectif insiste sur la nécessité d’engager toutes les investigations nécessaires pour établir les faits.

Dans leur requête, ils évoquent la possibilité d’engager des poursuites si les résultats de l’enquête le justifient. Les infractions potentielles évoquées incluent la diffamation et la diffusion de fausses informations, bien que ces qualifications n’aient pas encore été retenues par une autorité judiciaire à ce stade.

Des preuves matérielles présentées comme éléments déterminants

Les auteurs de la plainte affirment disposer de plusieurs éléments pour étayer leur démarche. Parmi ceux-ci figurent des enregistrements vidéo des déclarations, leur transcription, ainsi que des publications de presse et d’autres documents susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité.