29 juin 2026

Burkina Voix

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Partenariat État-entreprises : le Gabon mise sur la confiance pour 2026

Le thème retenu pour cette grand-messe, « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », traduit la dynamique de croissance souhaitée pour le Gabon. Même tonalité dans les interventions des participants, qu’il s’agisse d’opérateurs économiques ou d’anciens détenteurs de l’autorité publique.

Organisé samedi dernier au Palais des congrès de la Cité de la Démocratie par la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), le Gabon Economic Forum (GEF) en était à sa deuxième édition. Les débats ont porté sur la place et le rôle du secteur privé dans la nouvelle trajectoire économique nationale.

Un véritable plaidoyer porté par le président de la FEG, Alain-Claude Kouakoua, qui a insisté sur l’urgence d’un partenariat de confiance mutuelle avec l’État, indispensable au développement et à la compétitivité du Gabon. Le vice-président de la République, Hugues Alexandre Barro Chambrier, a reconnu cette nécessité en affirmant : « Sans cette confiance, rien ne peut se faire, les investissements ne seront pas au rendez-vous ».

Si la précédente édition avait établi un diagnostic des défis de l’économie gabonaise, le GEF 2026 entend franchir un cap décisif. « Cela est d’autant plus fondamental qu’un diagnostic, aussi pertinent soit-il, n’a de valeur que s’il débouche sur des solutions ; parce qu’un constat n’améliore pas la vie des populations ; parce qu’un rapport ne crée pas d’emplois ; parce qu’au bout du compte, seuls les résultats comptent », a martelé M. Kouakoua.

Chacun doit jouer sa partition, a souligné M. Barro Chambrier. Il a garanti que « l’État (continuerait) à faire sa part pour créer un environnement des affaires attractif et pour assainir les finances publiques afin de régler, à bonne date, ses dettes envers les entreprises ».

Ces déclarations confirment qu’aucun pays ne s’est développé durablement sans des entreprises nationales solides, sans investissements privés et sans un tissu entrepreneurial dynamique. En somme, l’entreprise n’est pas un acteur secondaire du développement, elle en est le moteur.

Très à l’aise sur les questions économiques, le vice-président a indiqué que « le secteur privé doit jouer son rôle de moteur de la transformation économique, de la création de richesse et de l’amélioration des conditions de vie des populations », avec le soutien du gouvernement.

À l’issue du deuxième Forum économique du Gabon, l’on espère une trêve des discours pour passer véritablement à l’action. Car, malgré les progrès récents, une évidence demeure : le véritable défi n’est plus celui de l’annonce, mais celui de l’exécution.

Les détenteurs de capitaux n’investissent pas dans les promesses ni sur la base des intentions. Ils le font lorsqu’ils ont confiance dans les institutions, la parole publique, la stabilité des règles, la justice et la capacité collective à tenir les engagements. « C’est pourquoi la FEG continuera à plaider pour un environnement économique fondé sur la prévisibilité, la sécurité juridique, la transparence et le respect des engagements », a clamé Alain-Claude Kouakoua.

Pour lui, l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) ouvre une nouvelle page de l’histoire économique du continent. Les entreprises gabonaises ne doivent plus seulement produire pour le marché national, mais aussi pour l’Afrique, conquérir de nouveaux marchés, intégrer les chaînes de valeur régionales et faire émerger des champions nationaux capables de porter les couleurs du Gabon bien au-delà de ses frontières.

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