Une soirée historique marquée par le triomphe parisien face à Arsenal
La capitale a basculé dans une euphorie indescriptible samedi soir. Suite à la victoire du PSG contre Arsenal (1-1, 4-3 aux tirs au but), les Grands Boulevards et les Champs-Élysées sont devenus le théâtre d’une célébration massive pour ce second titre en Ligue des champions. Si la joie a dominé, des heurts avec les forces de l’ordre ont également émaillé la nuit parisienne.
L’ambiance était électrique, notamment lors de la séance fatidique des tirs au but. Les supporters scandaient le nom de « Safonov » avec ferveur. Dès la réussite de Gonçalo Ramos, les premiers fumigènes ont illuminé les rues. Lorsque le défenseur brésilien Gabriel a manqué sa tentative, envoyant le ballon dans les tribunes de Budapest, une explosion de joie a secoué Paris. Cette liesse a rapidement été suivie par l’intervention des CRS, utilisant du gaz lacrymogène pour disperser des fêtards trop véhéments, provoquant quelques mouvements de panique.
Bilan des interpellations et dispositif de sécurité
Malgré la fermeture de plusieurs stations de métro, une foule compacte a convergé vers les Champs-Élysées. Les contrôles de sécurité étaient stricts, mais n’ont pas empêché l’usage de nombreux engins pyrotechniques. Entre deux chants à la gloire d’Ousmane ou célébrant les années d’attente, les forces de l’ordre ont dû charger à plusieurs reprises pour maintenir l’ordre.
La préfecture de police a recensé 131 interpellations et un blessé parmi les policiers. Un chiffre en nette baisse par rapport au sacre de 2025 face à l’Inter Milan, qui avait donné lieu à 559 arrestations. Un agent en poste près de la rue du Colisée notait d’ailleurs une relative accalmie par rapport à l’édition précédente, même si la tension restait palpable.
Une ferveur populaire sous une chaleur caniculaire
Avec un thermomètre ayant grimpé jusqu’à 37 degrés, la fatigue et l’habitude d’un tel succès ont peut-être limité les débordements les plus graves. « On a déjà connu ça l’an dernier, il y a moins de stress », témoignait un supporter sur place. Pourtant, les traces de la fête étaient partout : débris de mortiers rue La Boétie et forte présence policière sur le boulevard Montmartre.
Paris n’avait pas connu une telle affluence pour un match de football depuis le sacre mondial de 2018. Dès le matin, de Ivry au centre de la capitale, les maillots parisiens étaient omniprésents. Malgré les risques de garde à vue évoqués par certains, la folie était inévitable. En fin de soirée, dans l’air encore chargé de gaz irritant du Faubourg-Montmartre, le constat était unanime : le PSG est bel et bien sur le toit de l’Europe.
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