Ousmane Sonko lance une série de réformes ambitieuses à l’Assemblée nationale

Ousmane Sonko accélère la mise en œuvre de son programme de gouvernance à travers des réformes structurelles visant à renforcer la transparence et la responsabilité des institutions publiques. Parmi ses priorités figure un projet de loi exigeant une déclaration de patrimoine obligatoire pour le président en fin de mandat, déjà soutenu par le ministre de la Justice.
L’Assemblée nationale s’apprête à vivre une période parlementaire intense, avec un agenda chargé de réformes institutionnelles et de textes stratégiques. La majorité parlementaire, menée par Ousmane Sonko, souhaite concrétiser une gouvernance axée sur la reddition des comptes, le contrôle des actions publiques et la modernisation des pratiques démocratiques. Cette dynamique s’inscrit dans une volonté affichée de restaurer la confiance entre les citoyens et leurs représentants.
Deux réformes phares pour plus de transparence
Le projet de loi modifiant l’article 37 de la Constitution constitue l’un des chantiers les plus marquants. Ce texte impose au président de la République de déclarer son patrimoine à la fin de son mandat, une mesure saluée par le ministre de la Justice qui milite pour son application à l’ensemble des responsables publics. Cette disposition vise à garantir une gestion plus intègre des ressources de l’État.
Parallèlement, une autre initiative législative cible l’encadrement strict des fonds politiques. Longtemps perçus comme une zone d’ombre dans les finances publiques, ces fonds pourraient désormais être soumis à un cadre légal renforcé. L’objectif ? Assurer une traçabilité totale et un contrôle accru sur leur utilisation, afin d’éviter toute dérive ou opacité.
Trois commissions d’enquête pour éclairer les zones d’ombre
Le Bureau de l’Assemblée nationale a validé la création de trois commissions d’enquête aux missions précises. La première se concentrera sur la gestion du patrimoine bâti de l’État, en particulier après les polémiques entourant la Cité Fayçal et les activités de la Sogepa. Une seconde commission aura pour tâche d’examiner le dossier des TRS, un sujet resté en suspens malgré les démarches du groupe parlementaire Takku Wallu.
Un Code pétrolier attendu pour dynamiser l’économie
L’Exécutif a également inscrit à son ordre du jour plusieurs projets de ratification prioritaires, dont le Code pétrolier. Dans un contexte où les enjeux énergétiques sont déterminants pour l’avenir économique du Sénégal, ce texte pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour le secteur pétrolier et gazier du pays.
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