13 juin 2026

Burkina Voix

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Ousmane Sonko fustige une tentative d’éviction politique à l’Assemblée nationale

Le leader de PASTEF dénonce une instrumentalisation des institutions

Le climat politique se tend au Sénégal. Ousmane Sonko, figure de proue du parti PASTEF, a fermement réagi à la récente saisine du Conseil constitutionnel par un collectif de députés de l’opposition et de parlementaires non-inscrits. Cette démarche vise directement à invalider son retour au sein de l’Assemblée nationale, une offensive que l’actuel leader de la majorité qualifie de pure stratégie de blocage politique.

S’exprimant publiquement, Ousmane Sonko a pointé du doigt ce qu’il considère comme des agissements calculés. Selon lui, ses détracteurs agissent avec préméditation : « Ils privilégient les intrigues et les machinations. Ce recours devant la haute juridiction s’inscrit dans cette volonté de nuire. Les auteurs de cette saisine n’ignorent pas que le Conseil constitutionnel n’est pas l’organe compétent pour trancher ce litige », a-t-il affirmé.

L’ancien chef du gouvernement a également profité de cette prise de parole pour mettre en garde ses adversaires contre toute tentative d’utiliser les rouages de l’État à des fins partisanes, dénonçant une manœuvre visant à entraver son action parlementaire.

Un bras de fer juridique autour de l’article 54

L’enjeu de cette confrontation repose sur l’interprétation de l’article 54 de la loi fondamentale. Les opposants contestent la décision prise par le Bureau de l’Assemblée nationale le 24 mai dernier, laquelle actait la réintégration d’Ousmane Sonko en tant que député. Dans un communiqué diffusé le 1er juin 2026, ces parlementaires ont sollicité l’arbitrage des sages pour annuler ce mandat.

L’argumentaire de la contestation repose sur une prétendue incompatibilité. Les requérants soutiennent qu’ayant été nommé Premier ministre avant d’être élu député en 2024, Ousmane Sonko se trouvait dans une situation irrégulière dès son élection. Face à cette offensive, la réponse de l’intéressé a été sans équivoque : « Si la force de l’État est mobilisée pour nous combattre, nous exploiterons tous les leviers légaux que nous offre la Constitution pour faire face ».