25 août 2026

Burkina Voix

Média burkinabè indépendant qui donne la parole aux citoyens : actualités politiques, sécuritaires et économiques du Faso.

Ousmane Sonko dénonce la reconstruction de l’ancien système au pouvoir

Ousmane Sonko dénonce la reconstruction de l’ancien système au pouvoir

Ousmane Sonko : « Comment le système s’est réorganisé au Palais »

Le président de l’Assemblée nationale a vivement critiqué, lors d’un meeting à Dahra Djoloff, la recomposition des structures de pouvoir au sommet de l’État.

Lors d’un rassemblement militant à Dahra Djoloff, Ousmane Sonko a dépeint un tableau inquiétant de la situation politique actuelle. Selon lui, le projet initial, fondé sur des principes de transparence et de rupture avec les pratiques du passé, semble s’être effrité au profit d’un retour aux vieilles habitudes. Le leader de Pastef a exprimé sa déception face à ce qu’il considère comme une trahison des engagements pris envers les citoyens sénégalais, y compris de la part de proches collaborateurs.

« Ce n’est pas une question d’individus, mais de respect des promesses faites au peuple. Transparence, bonne gouvernance, reddition des comptes, justice équitable et renégociation des contrats stratégiques : voilà ce que nous voulions construire. Pourtant, force est de constater que ces principes sont aujourd’hui relégués au second plan », a-t-il déclaré devant une foule attentive.

Ousmane Sonko a particulièrement pointé du doigt la réorganisation du système au Palais, qu’il accuse d’avoir trahi l’idéal démocratique porté par son mouvement. « Malheureusement, c’est ce même système qui s’est reconstitué pour saper notre projet et revenir à ses anciennes logiques », a-t-il dénoncé avec fermeté.

Le président de l’Assemblée nationale a également mis en lumière les dérives dans la gestion des institutions. « Aujourd’hui, nous assistons à la création d’un parti politique sans assise électorale, mais doté d’un contrôle total sur les institutions. En démocratie, le véritable souverain reste le peuple, et non les structures administratives », a-t-il martelé. Une affirmation qui sous-entend que le pouvoir en place chercherait à compenser son manque de légitimité populaire par une mainmise sur l’appareil d’État.

Une tentative de contrôle des hautes juridictions

Ousmane Sonko a révélé l’existence de manœuvres visant à instrumentaliser les plus hautes instances judiciaires du pays. Selon ses révélations, des pressions seraient exercées pour orienter les décisions de la Cour suprême et du Conseil constitutionnel. « Ces tentatives illustrent clairement la volonté de réorganiser le système depuis le Palais, six ans après l’alternance tant promise », a-t-il souligné.