15 juin 2026

Burkina Voix

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Ousmane Sonko conteste la nomination de me Moussa Sarr au ministère de la Justice

Nouveau gouvernement : Ce qui fait peur à Ousmane Sonko avec Me Moussa Sarr

L’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale au Sénégal suscite déjà des réactions vives, notamment au sein du parti Pastef. Ousmane Sonko a publiquement partagé ses doutes, ciblant particulièrement la gestion du ministère de la Justice et l’orientation politique de certains membres du cabinet.

Des réserves majeures sur le profil de Me Moussa Sarr

Le choix de Me Moussa Sarr pour diriger le ministère de la Justice inquiète le leader du Pastef. Selon Ousmane Sonko, cette nomination ne permet pas d’instaurer un climat de sérénité, compte tenu du rôle passé de l’avocat dans plusieurs dossiers judiciaires sensibles ayant impliqué son mouvement. Il estime que le profil du nouveau Garde des Sceaux est trop étroitement lié à des procédures antérieures qui ont marqué les tensions entre le parti et certaines juridictions.

« Le choix porté sur le ministère de la Justice ne nous rassure pas. Nous sommes face à un acteur qui a été au cœur de dossiers traités par diverses instances », a affirmé Ousmane Sonko. S’il concède vouloir attendre de voir les premiers actes officiels du ministre, il a d’ores et déjà prévenu que son camp assurerait une surveillance rigoureuse de son action via l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre Al Amine Lô rappelé à ses fonctions de technocrate

Au-delà de la Justice, Ousmane Sonko a également adressé une mise en garde ferme au Premier ministre Al Amine Lô. Il lui reproche de s’éloigner de son statut de technocrate pour s’immiscer dans le débat politique. Le président de Pastef affirme être informé de certaines manœuvres en coulisses et appelle le chef du gouvernement à se concentrer exclusivement sur la gestion administrative du pays.

« J’invite le Premier ministre à rester dans son rôle technique et à sortir du terrain politique. Il a été choisi pour ses compétences, il doit s’y limiter », a lancé le leader politique, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas être provoqué sur ce terrain.

Tensions internes et départs non concertés vers le gouvernement

Enfin, Ousmane Sonko a tenu à clarifier la position de son parti vis-à-vis de certains de ses membres ayant intégré l’exécutif. Il s’en est pris à des responsables tels que Balla Moussa Fofana, Ibrahima Sy et Yankoba Diémé, qui auraient accepté leurs postes sans consultation préalable avec les instances de Pastef.

Pour Ousmane Sonko, ces personnalités siègent au gouvernement pour leur propre compte et non au nom du parti. Il a conclu en indiquant que leur situation serait examinée par le mouvement en temps voulu, marquant ainsi une distinction nette entre les orientations de Pastef et les choix individuels de ces nouveaux ministres.