25 août 2026

Burkina Voix

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Nouvelle instance parlementaire pour renforcer la transparence au Sénégal

Le Comité d’évaluation des politiques publiques entre en fonction : une avancée majeure pour le Sénégal

Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye dans une nouvelle dynamique politique

Le Sénégal franchit une étape décisive dans la modernisation de ses institutions avec la création d’un outil inédit pour traquer les dérives budgétaires.

Le Parlement sénégalais vient d’activer une structure révolutionnaire : le Comité d’évaluation des politiques publiques (CEPP). Installé officiellement lors de la dernière session plénière, ce dispositif concrétise une promesse inscrite dans la révision constitutionnelle de 2016. Il incarne désormais l’engagement du pays en faveur d’une gestion transparente des fonds publics.

Contrairement aux commissions traditionnelles, le CEPP dispose d’un mandat large et d’outils d’investigation renforcés. Son objectif ? Évaluer l’efficacité réelle des programmes gouvernementaux et s’assurer que chaque franc CFA investi profite aux citoyens. Cette initiative place les députés au cœur du contrôle de l’action publique, une première dans l’histoire politique du pays.

La composition du comité reflète une volonté d’inclusivité. Représentant toutes les forces politiques présentes à l’Assemblée nationale, il intègre le président de l’institution, les chefs de groupe parlementaire, les présidents des quatorze commissions permanentes, ainsi que des députés indépendants et des membres désignés proportionnellement à leur poids politique. Cette architecture garantit une oversight équilibré, où majorité et opposition collaborent pour servir l’intérêt général.

Un leadership fort pour des missions ambitieuses

Lors de sa séance inaugurale, les membres du CEPP ont procédé à l’élection de son bureau. Une décision attendue : la présidence a été confiée à Ousmane Sonko, figure centrale de l’Assemblée nationale. Son expérience et sa légitimité seront déterminantes pour assoir l’autorité du comité face à l’Exécutif.

Le premier vice-président, Mohamed Sall, et le deuxième vice-président, Djimo Souaré, complètent cette troïka dirigeante. La gestion administrative et la production des rapports seront assurées par Béatrice Germaine Faye (première secrétaire) et Adama Diallo (deuxième secrétaire). Cette répartition des rôles illustre la structuration rigoureuse de l’instance.

Les premiers mois seront cruciaux. Le CEPP devra rapidement établir son programme de travail et identifier les secteurs prioritaires à auditer. Santé, éducation, économie : les rapports attendus par la population porteront sur des domaines où l’impact des politiques publiques se mesure au quotidien.