25 août 2026

Burkina Voix

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Le premier à en profiter : les fonds spéciaux de la primature et Ousmane Sonko

Aly Ngouille Ndiaye, figure politique sénégalaise, a récemment attiré l’attention sur l’utilisation des fonds spéciaux à la primature, soulignant qu’Ousmane Sonko a été le premier Premier ministre à en bénéficier. Ses déclarations, faites lors d’une émission télévisée, relancent le débat sur la transparence et l’utilisation de ces ressources publiques.

Des fonds spéciaux réservés à un seul Premier ministre

Dans une intervention remarquée, Aly Ngouille Ndiaye a affirmé que Ousmane Sonko était le premier à recevoir ces fonds, précisant que ses prédécesseurs n’en avaient pas bénéficié. « Il a été le premier Premier ministre à en profiter. Moi-même, je n’ai pas occupé ce poste, mais parmi ceux qui l’ont fait et qui sont encore en vie, seul Boun Abdallah Dioné, aujourd’hui décédé, n’a pas eu accès à ces fonds. Quant à Amadou Ba, il a été remplacé par Sidiki Kaba, qui n’a pas eu le temps d’en profiter », a-t-il expliqué.

Des montants et une utilisation sous le feu des projecteurs

L’ancien ministre a également abordé les montants alloués, évoquant des chiffres qui laissent planer des interrogations. « Certains évoquent une attribution trimestrielle, d’autres annuelle. Si c’était annuel, Sonko aurait pu disposer d’environ 8 milliards de francs CFA. Or, les premiers 1,7 milliard ont déjà été épuisés, ce qui suggère une utilisation bien plus rapide que prévu », a-t-il détaillé. Selon lui, cette situation soulève des questions sur la gestion de ces fonds et leur consommation en un temps record.

Il a ajouté : « Si ces 1,7 milliard ont été utilisés et que son successeur n’a rien trouvé, cela signifie que Sonko lui-même a consommé ces ressources. C’est une situation qui mérite une enquête approfondie. »

Des commissions parlementaires pour éclairer la gestion des fonds

Aly Ngouille Ndiaye n’a pas hésité à critiquer l’opacité entourant ces fonds. « Si j’avais été à sa place, la première chose à faire aurait été de clarifier l’utilisation des 1,7 milliard. Les commissions d’enquête devaient inclure cette question et expliquer comment cet argent a été dépensé. Cela aurait permis de montrer l’exemple en matière de transparence. »

Il a conclu en pointant du doigt un décalage entre les discours et les actes : « On parle souvent de ne pas utiliser les institutions, mais ici, la réalité est tout autre. Entre ce qui est dit et ce qui est fait, il y a un fossé. »