25 août 2026

Burkina Voix

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Lanceur d’alerte centrafricain : l’asile refusé en France malgré les révélations sur Wagner

Un journaliste centrafricain en quête de protection se voit refuser l’asile en France

  • Le lanceur d'alerte centrafricain Ephrem Yalike-Ngonzo, en attente de la décision sur son recours, vit caché en France avec ses proches.

Ephrem Yalike-Ngonzo, un journaliste centrafricain ayant dénoncé les agissements du groupe Wagner, se retrouve privé de statut de réfugié en France. Malgré un laissez-passer obtenu sous l’égide d’Emmanuel Macron, sa demande d’asile a été rejetée.

Ce refus de l’asile en France constitue un signal inquiétant pour tous ceux qui œuvrent contre la désinformation orchestrée par Moscou, selon son avocat. Depuis 2024, Ephrem Yalike-Ngonzo, originaire de Centrafrique, avait trouvé refuge sur le sol français après avoir dévoilé les mécanismes de la propagande russe en Afrique centrale, notamment via le groupe Wagner. Un laissez-passer lui avait été octroyé pour entrer en France, où il résidait légalement jusqu’à cette décision.

Un parcours marqué par les menaces et l’exil

Dès fin 2019, le journaliste était sollicité pour publier des articles en faveur de l’armée centrafricaine et de ses alliés russes, moyennant une rémunération dérisoire oscillant entre 15 et 30 euros par texte, soit l’équivalent d’un quart de son salaire mensuel. Les menaces de mort proférées par Wagner l’ont contraint à quitter précipitamment son pays en 2024.

Ses révélations ont par la suite contribué à l’adoption de sanctions européennes envers Mikhaïl Prudnikov, figure centrale de la propagande russe en Centrafrique. Pourtant, malgré ces éléments accablants, sa demande d’asile a été rejetée le 10 juillet, plongeant sa famille dans une situation précaire. Un recours a été introduit devant la Cour nationale du droit d’asile le 9 juillet, avec une issue incertaine dans un délai d’un an. En attendant, le journaliste et ses proches restent en France, sous haute surveillance.

Ses proches, toujours en Centrafrique, subissent régulièrement des pressions et des interrogatoires visant à leur extorquer des informations sur son lieu de résidence.