21 juillet 2026

Burkina Voix

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La c64 ajourne sa marche et exige un dialogue en rdc d’ici le 15 août

La coalition C64 reporte sa marche et exige un dialogue urgent en RDC

La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a annoncé ce lundi 20 juillet le report de la marche pacifique prévue initialement le 22 juillet devant le Palais de la Nation à Kinshasa. Cette décision intervient après un appel au dialogue lancé par la CENCO et l’ECC, ainsi que l’annonce par la Présidence de la République d’un dialogue inclusif.

Les cinq leaders de la coalition lors de leur conférence de presse à Kinshasa

Un report motivé par l’appel au dialogue

Dans un communiqué signé par les cinq leaders de la C64 — Martin Fayulu (ECiDé), Jean-Marc Kabund (A.Ch), Moïse Katumbi (Ensemble), Augustin Matata (LGD) et Delly Sesanga (Envol) — la coalition explique que ce report est un « geste de responsabilité ». Elle précise ne pas renoncer à ses revendications, notamment la défense de l’ordre constitutionnel et le respect des articles 70 et 220 de la Constitution, qui limitent à deux mandats la présidence.

La C64 souligne avoir pris acte de l’engagement du Président Félix Tshisekedi à organiser un dialogue inclusif, apaisé et républicain, respectueux des institutions. Cependant, elle insiste sur la nécessité que ce dialogue aborde les défis majeurs du pays :

  • L’agression extérieure et l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC
  • La crise de gouvernance et les difficultés économiques et sociales
  • Les réformes nécessaires à la réunification du territoire et à la consolidation de la paix

Un ultimatum fixé au 15 août 2026

La coalition pose des conditions claires pour la suite des événements. Elle exige que le dialogue national inclusif soit convoqué « dans les plus brefs délais ». En cas de non-respect de cet engagement, ou si les promesses restent sans effet concret, la C64 se réserve le droit d’en tirer toutes les conséquences politiques et d’appeler à la reprise des actions citoyennes pacifiques.

La C64 met en garde le pouvoir contre toute tentative de provocation, notamment la poursuite des projets de changement constitutionnel ou la promulgation d’une loi sur le référendum. Elle rappelle que la responsabilité du processus incombe désormais à Félix Tshisekedi et son régime.

En attendant, la coalition maintient l’ensemble de ses structures, tant en RDC qu’à l’étranger, en état de mobilisation et d’alerte maximale.

Les revendications de la C64

Au-delà du report de la marche, la coalition réaffirme ses exigences :

  • La convocation officielle et rapide du dialogue national inclusif
  • Des mesures de confiance et de décrispation pour rassurer toutes les parties prenantes
  • Le respect strict de la Constitution et l’abandon de toute velléité de modification du texte fondamental

Cette décision marque un tournant dans la stratégie de la C64, qui passe d’une mobilisation directe à une pression politique pour obtenir des engagements concrets de la part des autorités.