En marge d’un sommet international consacré au pèlerinage à Djeddah, le ministère saoudien du Hajj et de la Oumra a émis une série de directives cruciales. La délégation du Tchad, menée par le Général Idriss Dokony Adiker, président de l’Office National pour l’Organisation du Pèlerinage (ORGEP), a pris part à ces échanges visant à sécuriser le parcours des fidèles.
Des règles de conduite strictes sur les lieux saints
L’ORGEP insiste sur l’importance pour chaque pèlerin tchadien de se conformer rigoureusement aux protocoles établis par l’Arabie saoudite. La discipline, la santé et la protection de tous sont les piliers de cette édition 2026. À cet effet, toute forme de militantisme ou de débat à caractère politique ou religieux partisan est formellement bannie, que ce soit au sein des complexes hôteliers ou sur les sites emblématiques de Mina, Arafat et Mouzdalifa. Toute réunion politique est également proscrite dans ces zones.
De plus, la gestion de l’hébergement fait l’objet d’une surveillance accrue. Il est strictement interdit d’accueillir des individus non enregistrés ou dépourvus d’autorisation dans les logements officiels ainsi que sur les différents périmètres réservés aux rites rituels.
Santé et assistance aux fidèles pendant le pèlerinage
Le climat en Arabie saoudite impose une vigilance particulière cette année. Pour prévenir les malaises liés à la forte chaleur, il est vivement conseillé d’éviter les sorties entre 10 heures et 16 heures. Les déplacements pédestres excessifs entre les différents sites rituels sont également à proscrire afin de ménager les capacités physiques des participants.
Concernant le rite de la lapidation des stèles (Djamarat), une souplesse est accordée aux personnes vulnérables. Les fidèles âgés, malades ou présentant des difficultés physiques ont la possibilité de désigner un mandataire pour accomplir ce geste en leur nom.
Enfin, pour parer à toute éventualité ou urgence, un dispositif d’assistance est opérationnel. Les pèlerins sont invités à joindre immédiatement les secours en composant le 1966, le numéro d’urgence dédié mis en place par les autorités locales. L’ORGEP appelle donc à une responsabilité collective pour garantir la réussite spirituelle et sécuritaire du Hadj 2026.
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