25 août 2026

Burkina Voix

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Gabon : un nouveau bâtiment pour moderniser la sécurité pénitentiaire

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a officiellement inauguré ce jeudi un bâtiment annexe dédié au Commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire à Libreville. Cette infrastructure moderne, baptisée « Bâtiment Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, Commandant en chef de la Garde Républicaine », s’étend sur trois niveaux et compte 38 bureaux. Son objectif ? Accélérer la modernisation de l’administration pénitentiaire gabonaise.

Parmi les personnalités présentes figuraient les membres du Gouvernement, les commandants en chef des différents corps militaires ainsi que des officiers généraux. Le chef de l’État, également Chef suprême des Forces de défense et de sécurité, a symboliquement coupé le ruban pour marquer l’ouverture de ce nouvel espace. L’événement a mis en lumière l’engagement continu des autorités à réformer les structures judiciaires et carcérales du pays.

Inauguration du bâtiment annexe de la Sécurité pénitentiaire au Gabon

Une réalisation au service de la réforme pénitentiaire

Le ministre de la Justice, Augustin Emane, a salué cette avancée comme une « étape majeure dans la transformation de l’institution judiciaire et pénitentiaire gabonaise ». Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation globale du Corps autonome de la Sécurité pénitentiaire, pilotée par les autorités. Pour le Garde des Sceaux, cette infrastructure reflète la volonté de bâtir un État capable de renforcer son autorité tout en garantissant la dignité des personnes sous sa responsabilité.

Le général de Corps d’armée Jean Germain Effayong Onong, à la tête du Commandement en chef, a joué un rôle clé dans la concrétisation de ce projet, comme l’a souligné Augustin Emane lors de son intervention.

Les défis persistants des prisons gabonaises

Malgré cette avancée administrative, le ministre de la Justice a rappelé que la modernisation des bureaux ne suffit pas à résoudre les problèmes structurels du système carcéral. Il a insisté sur la nécessité d’agir rapidement pour améliorer les infrastructures des prisons elles-mêmes : dortoirs, équipements de surveillance, outils de contrôle et dispositifs de sécurisation des établissements.

Augustin Emane a ainsi appelé à une vision globale, où la modernisation des outils de commandement doit s’accompagner d’améliorations concrètes pour les agents et les détenus. L’objectif ? Construire une politique pénitentiaire à la fois stricte et humaine, respectueuse des droits fondamentaux.

Sécurité et humanité : les priorités de la réforme

Le ministre a réaffirmé l’ambition du Gouvernement de concilier « une justice ferme et une approche respectueuse de la dignité des détenus ». Cette vision implique des lieux de détention sûrs, conformes aux normes internationales, où la sécurité des personnels et des détenus est assurée sans négliger les conditions de vie en prison.

Une politique pénitentiaire moderne ne se limite pas à la prévention des évasions ou au renforcement des contrôles. Elle doit aussi préparer les détenus à leur réinsertion dans la société, en leur offrant un environnement décent et des perspectives d’avenir.

Lors de la cérémonie, l’aumônier militaire Serge Obame Mihindou a prononcé une prière inaugurale avant que le chef de l’État ne visite les nouvelles installations. Ali Adiahéno, représentant de l’entreprise Abnia Gabon, a exprimé sa gratitude pour la confiance accordée à sa structure dans la réalisation de ce projet.

Avec cette nouvelle infrastructure, le Commandement en chef dispose désormais d’un outil administratif performant. Mais comme l’a rappelé Augustin Emane, le véritable défi reste à venir : étendre cette modernisation à l’ensemble des établissements pénitentiaires et transformer concrètement les conditions de détention et de travail pour tous.