
Le Gabon a pris la décision de ne pas prolonger son accord de partenariat dans le domaine de la pêche avec l’Union européenne, arrivé à échéance le 28 juin 2026. Ce choix stratégique traduit la volonté des autorités de reprendre la main sur leurs ressources halieutiques et d’optimiser les retombées économiques pour le pays.
Le Gabon s’est-il fait avoir ?
Parmi les principales critiques formulées par Libreville figure le montant jugé trop faible des revenus tirés de cet accord : environ 2,6 millions d’euros par an, soit près de 1,7 milliard de francs CFA. Cette somme est considérée comme insuffisante au regard de la valeur réelle des captures effectuées dans les eaux gabonaises.
Le gouvernement souhaite désormais privilégier la transformation locale du thon, afin de générer davantage d’emplois, d’attirer des investissements industriels et de créer plus de valeur ajoutée sur le territoire national.
Un partenariat plus équilibré
Cette nouvelle orientation s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté économique et de promotion de l’économie bleue. Les discussions avec Bruxelles ne sont pas totalement interrompues, mais le Gabon affiche clairement son ambition : obtenir un partenariat mieux équilibré et plus bénéfique pour son économie.
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