Floribert Anzuluni en mission diplomatique à Kampala pour renforcer la stabilité en RDC
La ferme présidentielle de Kisozi a servi de cadre à une rencontre stratégique ce lundi. Floribert Anzuluni Isiloketshi, ministre congolais de l’Intégration régionale et envoyé spécial du président Félix Tshisekedi, a été reçu par Yoweri Museveni. Les deux dirigeants ont échangé sur les menaces persistantes qui pèsent sur la paix dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Les discussions ont principalement porté sur l’intensification des violences dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Ces régions subissent depuis des mois des attaques répétées de groupes armés, dont l’AFC/M23 et les Forces démocratiques alliées (ADF), entraînant des déplacements massifs de populations civiles et fragilisant les efforts de stabilisation.
Un engagement commun pour la paix dans les Grands Lacs
Dans un communiqué publié sur X, le président ougandais a souligné l’importance de la collaboration régionale pour rétablir la sécurité. « Cette matinée à Kisozi a permis d’aborder des enjeux communs, notamment la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. La paix et la stabilité dans notre région sont indispensables à la prospérité de nos peuples. Nous maintiendrons notre partenariat avec les acteurs régionaux pour surmonter les défis auxquels fait face l’est du Congo », a-t-il déclaré.
Floribert Anzuluni a, quant à lui, salué l’accueil réservé par Museveni et son soutien actif à la cause congolaise. « Je tiens à exprimer ma gratitude au président Museveni pour son hospitalité et son engagement sans faille en faveur de la paix dans l’est de la RDC », a-t-il affirmé.
Une coopération militaire et économique renforcée
Cette visite s’inscrit dans le prolongement des consultations diplomatiques engagées entre Kinshasa et Kampala pour endiguer la crise sécuritaire. Depuis fin 2021, les armées congolaises et ougandaises mènent l’opération « Shujaa », visant à neutraliser les ADF, responsables de nombreuses exactions contre les civils. Cette alliance militaire, régulièrement renouvelée, reste un levier clé dans la lutte contre les groupes armés.
Au-delà de la dimension sécuritaire, les deux pays misent également sur le renforcement des échanges économiques. Le développement d’infrastructures routières transfrontalières est au cœur de leurs priorités, afin de stimuler le commerce et d’encourager l’intégration régionale.

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de poursuivre cette coopération bilatérale pour répondre aux défis sécuritaires qui menacent non seulement l’est de la RDC, mais aussi l’ensemble de la région des Grands Lacs. Une approche concertée et coordonnée apparaît désormais comme la seule voie pour restaurer durablement la stabilité et sécuriser les populations civiles.
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