21 juillet 2026

Burkina Voix

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Économie ivoirienne : souleymane diarrassouba met en avant la résilience du pays

Avec un taux de croissance parmi les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne, la Côte d’Ivoire affiche une santé économique remarquable. Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, a détaillé à Abidjan les avancées majeures réalisées ces dernières années. Son intervention s’inscrit dans une démarche à la fois pédagogique et politique, visant à renforcer la perception d’une économie ivoirienne en pleine mutation, portée par l’innovation industrielle, les investissements publics et une diversification accrue de la production.

Transformation industrielle : un moteur de l’économie ivoirienne

Le gouvernement ivoirien place la transformation locale au cœur de sa stratégie pour réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes. Premier exportateur mondial de fèves de cacao, la Côte d’Ivoire accélère désormais la transformation de ses ressources agricoles sur place. Souleymane Diarrassouba a souligné les progrès accomplis dans l’aménagement de zones industrielles stratégiques, notamment autour d’Abidjan, de San Pedro et de Bouaké, présentées comme des piliers de compétitivité et de création d’emplois.

Le ministre a également mis en lumière le rôle clé des petites et moyennes entreprises (PME) dans l’écosystème économique. L’accompagnement des entrepreneurs, la facilitation de l’accès au financement et la formalisation des acteurs informels figurent parmi les priorités de son département. Plusieurs mécanismes ont été mis en place pour intégrer ces acteurs dans l’économie formelle, une approche soutenue par les institutions financières internationales.

Infrastructures et attractivité : les leviers d’une croissance durable

L’exécutif ivoirien met en avant l’ampleur des investissements consentis dans les infrastructures de transport, d’énergie et de logistique. Ports modernisés, axes routiers élargis et capacités de production électrique renforcées : ces réalisations visent à améliorer le maillage territorial et à renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers. Cette politique s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement, un document stratégique qui encadre les priorités budgétaires sur le long terme.

À l’heure où la compétition entre les capitales ouest-africaines s’intensifie, Abidjan cherche à consolider sa position de hub économique au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Face à la concurrence du Sénégal et du Ghana, le gouvernement met en avant des réformes réglementaires favorables aux entreprises, notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, de la logistique et des services financiers. Le climat des affaires s’améliore progressivement, même si des défis persistent.

Le bilan dressé par Souleymane Diarrassouba ne néglige pas les points de vigilance. La question de la répartition des richesses, les disparités entre le Nord et le Sud du pays, ainsi que la gestion de la dette publique restent des sujets de préoccupation. Les institutions financières internationales, tout en reconnaissant la solidité des fondamentaux ivoiriens, appellent à une gestion budgétaire prudente et progressive.

Une stratégie de communication ciblée

Le timing de cette présentation n’est pas le fruit du hasard. À l’approche de scrutins nationaux, l’administration du président Alassane Ouattara mobilise ses équipes pour valoriser une trajectoire économique jugée positive. L’intervention de Souleymane Diarrassouba s’inscrit dans une campagne de communication institutionnelle visant à renforcer l’image d’une gouvernance économique maîtrisée, tant auprès de l’opinion publique que des partenaires internationaux.

Pour les investisseurs et les analystes, l’enjeu dépasse le simple exercice de communication. La capacité de la Côte d’Ivoire à maintenir une croissance soutenue, à absorber les chocs externes et à poursuivre sa modernisation industrielle déterminera en grande partie sa crédibilité sur les marchés financiers. Les prochaines décisions budgétaires, notamment en matière de subventions et d’investissements publics, seront déterminantes pour concrétiser les promesses portées par le ministre du Commerce et de l’Industrie.

Dans un contexte régional où les rivalités entre métropoles économiques s’accentuent, Abidjan mise sur une stratégie à la fois économique et diplomatique. L’objectif ? Affirmer son rôle central dans l’UEMOA et attirer davantage de capitaux étrangers, tout en consolidant sa réputation de stabilité et de dynamisme.