12 juin 2026

Burkina Voix

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Droits de l’homme en RDC : Paul Nsapu dresse un bilan contrasté entre Kinshasa et l’est

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu, a récemment exposé une analyse approfondie de l’état des libertés fondamentales en République démocratique du Congo. Tout en admettant des progrès notables sur le plan législatif, l’expert souligne une fracture nette dans la réalité vécue par les populations selon leur situation géographique.

Des défaillances structurelles dans les zones sous contrôle de Kinshasa

Dans les provinces administrées par le pouvoir central, les manquements observés relèvent principalement de droits dits classiques. Paul Nsapu y identifie des atteintes aux droits civils et politiques, mais surtout aux droits économiques et sociaux. L’accès à un emploi décent, à un système de santé efficace et à une éducation de qualité reste précaire.

Selon le responsable de la CNDH, ces faiblesses ne sont pas nouvelles mais résultent d’une succession de gestions politiques qui n’ont pas réussi à transformer durablement le quotidien des Congolais. Cette absence de développement pénalise l’exercice plein et entier de la citoyenneté dans ces régions.

L’est du pays : un noyau dur des droits humains bafoué

Le constat devient tragique dès que l’on se tourne vers la partie orientale de la RDC. Dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et une fraction de l’Ituri, Paul Nsapu estime que les fondements mêmes de l’humanité sont piétinés. Il ne s’agit plus seulement de droits sociaux, mais du droit fondamental à l’existence.

Le droit à la vie, la sécurité physique et les libertés élémentaires y sont quotidiennement violés. L’analyse pointe une cause majeure : l’occupation de certaines zones par l’armée rwandaise et ses alliés. Ces territoires, qui échappent à l’autorité de Kinshasa, subissent l’activisme de groupes armés, plongeant les civils dans une détresse absolue où la survie est le seul impératif.