4 juillet 2026

Burkina Voix

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Diomaye faye officialise son parti politique face aux tensions avec sonko

Une nouvelle formation politique pour consolider la base présidentielle

Le président Sénégal Bassirou Diomaye Faye a officialisé ce vendredi 3 juillet la création d’un parti unique destiné à fédérer les soutiens autour de son action politique. Cette annonce a été faite lors d’une rencontre avec 306 maires représentant les quatorze régions du pays, tous membres de la Coalition Diomaye Président. L’objectif ? Structurer durablement l’engagement des élus locaux et renforcer la cohésion autour du chef de l’État dans un contexte de recomposition des rapports de force institutionnels.

Un comité dédié pour organiser la transition

Pour concrétiser ce projet, le président Faye a confié à Aminata Touré, superviseure générale de la coalition, la mission de constituer un comité chargé d’élaborer les statuts et le cadre organisationnel du futur parti. Cette démarche s’inscrit dans une logique de rationalisation des forces politiques en vue des prochaines échéances électorales, comme l’indique le communiqué officiel.

Les participants à la rencontre ont réitéré leur soutien au programme présidentiel, mettant en avant l’accent mis sur l’équité territoriale et la promotion des collectivités locales au cœur des politiques publiques. Une priorité saluée par les élus, qui y voient une avancée concrète pour les territoires.

Tensions persistantes avec Ousmane Sonko

Cette initiative intervient alors que les relations entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko se dégradent. Ce dernier, qui a quitté la Primature en mai 2026, occupe depuis la présidence de l’Assemblée nationale, où il conserve une influence majeure grâce à sa majorité parlementaire.

Les désaccords entre les deux dirigeants se sont intensifiés autour de la réforme constitutionnelle adoptée le 29 juin. Ce texte prévoit notamment l’interdiction pour le président de diriger un parti politique, la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle et un renforcement des pouvoirs du Parlement. Les tensions portent désormais sur la méthode d’adoption définitive de cette réforme : Ousmane Sonko propose une promulgation directe par le chef de l’État, tandis que Bassirou Diomaye Faye privilégie l’organisation d’un référendum, dont la date reste à déterminer.