Argentine-Suisse : l’Albiceleste peut-elle dominer sans faiblir ?
Ce dimanche à 3h, l’Argentine affronte la Suisse en quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Les champions du monde en titre, vainqueurs du Qatar en 2022, arrivent avec une réputation de résilience à toute épreuve. Leur parcours jusqu’ici confirme cette image.
Dès leur entrée en lice aux seizièmes de finale, les joueurs argentins ont frôlé l’élimination face au Cap-Vert. Menés 2-0, ils ont renversé la situation en prolongations pour s’imposer 3-2. Un scénario similaire s’est répété en huitièmes contre l’Égypte : après une nouvelle défaite 2-0, l’Albiceleste a renversé le cours du match dans les dernières minutes.
Le match contre l’Égypte restera gravé dans les annales. À la 79e minute, Lionel Messi, à quelques encablures de clore sa carrière en Coupe du monde, a trouvé Cristian Romero sur un centre. Shobeir a égalisé à la 83e minute avant qu’Enzo Fernandez ne marque le but de la victoire à la 90e+3, sous les larmes de Messi. Une performance qui a impressionné les observateurs.
Une équipe façonnée par la souffrance
Le terme « garra » – la ténacité en espagnol – définit désormais l’identité de l’équipe argentine. Les médias locaux et les supporters soulignent cette capacité à transformer l’adversité en force. Olé, quotidien sportif argentin, a résumé cette philosophie : « La résilience ne s’achète pas. Elle se vit. L’Argentine souffre, se bat et n’abandonne jamais. »
Les consultants et anciens internationaux, comme Souleymane Diawara, reconnaissent cette force mentale. « Peu d’équipes savent revenir après des pénalty ratés ou des occasions manquées comme le fait l’Argentine », a-t-il commenté. Pourtant, Diawara tempère : « Cette équipe reste fragile face à des nations comme le Cap-Vert ou l’Égypte. Elle n’a pas encore affronté une grande puissance. »
Un niveau supérieur à 2022 ?
L’Argentine a hérité d’un parcours difficile en 2022, avec des victoires étriquées contre l’Australie, les Pays-Bas et la France. Quatre ans plus tard, le groupe est quasi identique, avec Lionel Messi toujours en forme. « Dès le début, j’ai senti que cette équipe avait autant de potentiel qu’en 2022 », a déclaré Franck Leboeuf.
Les observateurs s’accordent à dire que l’Albiceleste est même plus solide qu’au Qatar. Éric Di Meco, ancien international, va plus loin : « Leur tableau est ouvert jusqu’à la finale. Ce n’est pas la meilleure équipe à regarder, mais leur méthode fonctionne. »
Messi, auteur de 8 buts en 2026, est souvent présenté comme le sauveur de l’équipe. Pourtant, certains estiment que cette dépendance est un risque. « Messi ne pourra pas éternellement sauver l’Argentine », a averti Diawara. « Le jour où il sera neutralisé, l’équipe pourrait s’effondrer. »
Le rêve d’un deuxième titre mondial consécutif reste intact. Mais la Suisse, en quarts de finale, pourrait bien tester la solidité de ce groupe légendaire.
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