12 juin 2026

Burkina Voix

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Aminata Touré apporte des précisions majeures après les sorties d’Ousmane Sonko

Suite aux récentes déclarations d’Ousmane Sonko concernant ses points de divergence avec le président Bassirou Diomaye Faye, la coordinatrice de la coalition Diomaye Président, Aminata Touré, a pris la parole pour stabiliser le débat public et rassurer les citoyens. L’ancienne garde des Sceaux a fermement soutenu que les évolutions politiques récentes ne remettent nullement en cause les promesses de rupture et les réformes structurelles attendues par le peuple sénégalais.

Une reddition des comptes sous le signe de l’indépendance judiciaire

Face aux inquiétudes exprimées par le leader du PASTEF sur une possible baisse de régime dans la poursuite des dossiers de gestion publique, Aminata Touré a tenu à recadrer la situation. Selon elle, loin d’être un coup d’arrêt, la période actuelle marque le véritable commencement d’une reddition des comptes basée sur une justice totalement indépendante. Elle insiste sur le fait que la gestion des affaires de l’État doit désormais s’écarter des querelles partisanes pour s’ancrer dans la rigueur du droit.

Pour l’entourage présidentiel, il est impératif de dissocier l’application de la loi des règlements de comptes politiques. Aminata Touré a rappelé avec force que la simple animosité envers un adversaire politique ne saurait constituer une base juridique suffisante pour une condamnation, prônant ainsi un retour au pragmatisme et à l’équité.

Gestion de la dette : du reprofilage plutôt que de la restructuration

Le débat s’est également porté sur la situation économique du Sénégal et les relations avec les institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI). Le gouvernement actuel privilégie une approche réaliste des défis budgétaires.

Afin d’éviter le traumatisme lié aux anciens programmes d’ajustement structurel des années 1980, marqués par des coupes sociales sévères, le pouvoir rejette le terme de « restructuration ». C’est désormais la notion de « reprofilage » de la dette qui est mise en avant. Cette stratégie vise à construire une trajectoire financière soutenable tout en protégeant le pouvoir d’achat et les programmes sociaux destinés à la population.