22 juin 2026

Burkina Voix

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Accusations de collusion à Isiro : la Cellcom du Haut-Uele répond aux soupçons sur Jean Bakomito

Suite à un article qui s’interrogeait sur une possible complicité entre le gouverneur Jean Bakomito Gambu et Corneille Nangaa, la Cellule de communication du gouvernorat du Haut-Uele a tenu à apporter un démenti ferme. Le chef de cette Cellcom, Muammar Awoni, a transmis une mise au point détaillée.

Dans son communiqué, il précise que la ville d’Isiro n’a enregistré aucune paralysie des activités économiques le 17 juin 2026, contrairement à ce qui a été avancé. Il ajoute que les écoles fonctionnent normalement, conformément au calendrier académique de la République Démocratique du Congo, et qu’aucune marche n’a eu lieu à cette date. Il remet en cause les fondements des accusations de proximité avec Corneille Nangaa, rappelant que le gouverneur Jean Bakomito est activement engagé dans la pacification du Haut-Uele et la lutte contre les groupes armés, notamment ceux liés à l’AFC/M23.

Le communiqué souligne que des actes de banditisme urbain ont été maîtrisés et que les incursions dans le territoire de Watsa, à Mungbere, sont sous contrôle grâce aux FARDC. Le gouverneur a fourni des véhicules et des moyens logistiques aux forces armées pour renforcer les opérations. Il est présenté comme un défenseur résolu de la province, déterminé à contrer toute tentative de déstabilisation, dans le cadre de la vision du président Félix Tshisekedi.

Enfin, Muammar Awoni appelle à plus de rigueur journalistique et à des vérifications avant toute publication susceptible de nuire à la réputation des institutions.

Note de la rédaction : Nous prenons acte de cette mise au point, mais tenons à faire deux observations. Premièrement, nier la paralysie d’Isiro le 17 juin semble peu crédible, car le ministre provincial de la communication a lui-même reconnu que la population avait le droit d’exprimer pacifiquement ses revendications, sans pour autant établir un lien avec une complicité avec Nangaa. Deuxièmement, l’accusation de connivence n’émane pas de notre rédaction : nous avons simplement relayé les rumeurs en posant indirectement la question, ce qui a provoqué votre réaction pour y couper court.